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Syrie et Iran évoqués par Obama et le prince héritier d'Abou Dhabi

16/04/2013 04:20 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama s'est entretenu mardi du conflit en Syrie et du dossier iranien avec le prince héritier d'Abou Dhabi, l'un des nombreux acteurs du Moyen-Orient passant par la Maison Blanche ce printemps.

M. Obama et le prince Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane "ont discuté d'un ensemble de dossiers de la région, dont la nécessité pour l'Iran de respecter ses obligations internationales liées à son programme nucléaire, le conflit en cours en Syrie et la lutte contre l'extrémisme violent", a précisé l'exécutif américain dans un communiqué.

Le prince Mohamed, demi-frère de l'émir d'Abou Dhabi et président des Emirats arabes unis Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, est l'un des dirigeants de pays alliés des Etats-Unis attendus à la Maison Blanche d'ici à la mi-mai.

L'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, doit rencontrer M. Obama le 23 avril, trois jours avant un entretien prévu entre le dirigeant américain et le roi Abdallah II de Jordanie à Washington.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan doit quant à lui être reçu le 16 mai dans la résidence exécutive américaine, pour des entretiens qui devraient être eux aussi consacrés à la Syrie, déchirée depuis plus de deux ans par une guerre civile meurtrière.

En outre, M. Obama s'est entretenu de ce dossier avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon la semaine dernière dans le Bureau ovale.

Ce ballet diplomatique intervient alors que le secrétaire d'Etat John Kerry s'apprête à participer en fin de semaine à une réunion des "Amis de la Syrie" à Istanbul. La dernière grande réunion de ce groupe s'est tenue en février à Rome.

Washington fournit une aide humanitaire importante à l'opposition syrienne, mais refuse jusqu'à présent de lui accorder une aide militaire létale, une option défendue par le Royaume-Uni.

Le conflit en Syrie, qui oppose le régime du président Bachar al-Assad aux rebelles syriens, a fait plus de 70.000 morts en deux ans, selon l'ONU.

bur-tq/rap

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