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République centrafricaine: l'ONU dénonce la violence des rebelles

16/04/2013 05:04 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a dénoncé mardi la détérioration rapide de la sécurité en République centrafricaine et vivement condamné les actes violents commis contre les civils par les rebelles qui ont renversé le gouvernement de François Bozizé il y a trois semaines.

Selon le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, M. Ban Ki-moon est particulièrement préoccupé par les affrontements entre les membres de la coalition Séléka et les habitants dans la capitale centrafricaine, Bangui, qui ont fait plusieurs morts du côté de la population civile.

Le chef des rebelles, Michel Djotodia, est maintenant le président d'un conseil de transition qui a prévu tenir des élections d'ici 18 mois. Les observateurs estiment toutefois que son gouvernement a peu de contrôle sur les combattants dans les rues.

Le renversement de l'ancien président François Bozizé par les rebelles s'est produit deux mois après la signature d'un traité de paix à Libreville, au Gabon, qui lui aurait permis de rester en poste jusqu'en 2016.

D'après M. Nesirky, Ban Ki-moon a exhorté le gouvernement de M. Djotodia à ramener l'ordre dans le pays et à assurer la protection des civils.

La responsable des droits de l'homme à l'ONU, Navanethem Pillay, a également demandé au nouveau leader centrafricain de remédier rapidement à la situation, qu'elle a qualifiée d'extrêmement alarmante.

Le secrétaire général des Nations Unies et Mme Pillay ont exprimé une vive inquiétude par rapport aux meurtres, aux viols, au recrutement d'enfants soldats et aux nombreuses autres violations des droits humains en République centrafricaine. Ils ont soutenu que les responsables de ces actes devaient être traduits en justice.

Selon Navanethem Pillay, environ 4,1 millions de personnes ont été directement touchées par la crise. Sur ce nombre, la moitié sont des enfants. Plus de 37 000 citoyens ont aussi fui le pays durant les quatre derniers mois en raison des violences.

La Croix-Rouge locale soutient qu'au moins 119 personnes ont perdu la vie depuis que M. Bozizé a été chassé du pouvoir le 24 mars.

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