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Marathon de Boston: au lendemain des explosions, la ville pleure ses morts

16/04/2013 09:36 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Des feuilles de journaux volaient, poussées par le vent sur la Boylston Street alors que la ville portait mardi matin le deuil de trois morts et plus de 140 blessés la veille dans deux explosions sur le parcours du célèbre marathon de Boston.

La ligne d'arrivée du plus ancien marathon du monde était toujours bouclée alors que la police maintenait de strictes mesures de sécurité le long de la rue principale et à travers le reste de la ville.

Une station de métro était bouclée et les sacs étaient soigneusement fouillés dans les trains et les bus.

Les enquêteurs cherchaient des indices sur Boylston Street, toujours jonchée des débris causés par les explosions de deux bombes, alors qu'un vent frais soufflait dans les rues.

Certains des 23.000 participants du marathon tentaient d'approcher le plus près possible de la ligne d'arrivée pour se recueillir: "Je m'en vais aujourd'hui mais il fallait que je vienne", racontait ainsi Lea Elliasson, 55 ans, venue de Suède pour courir le 117e marathon de Boston.

"J'ai fini 15 minutes avant les bombes donc je sais que j'ai eu de la chance", a ajouté Mme Elliasson, qui courait pour lever des fonds pour les personnes déshéritées de sa ville.

Plusieurs autres concurrents vêtus de la veste bleue des participants au marathon étaient également présents.

La municipalité a annoncé que des cellules de soutien seraient mises en place dans les écoles, ainsi que pour les coureurs qui sentiraient le besoin d'être aidés après l'explosion.

Boston pleurait tout particulièrement la mort de Martin Richard, un petit garçon de huit ans tué par une des explosions alors qu'il attendait que son père franchisse la ligne d'arrivée. Sa petite soeur a perdu une jambe et sa mère a été elle aussi gravement blessée, selon des proches cités par les médias.

Une bougie a été placée sur les marches de la maison familiale dans la banlieue de Dorchester, au sud de Boston, et le mot "Peace" ("Paix") a été écrit à la craie sur le trottoir.

D'autres histoires tragiques racontées par les médecins ayant soigné les blessés faisaient état de nombreuses blessures dues à des bouts de métal placées dans les bombes.

Liz Norden, mère de cinq enfants, a raconté comment deux de ses fils avaient perdu une jambe dans l'explosion. Ils s'étaient tous deux rendus sur Boylston Street pour voir un de leurs amis terminer la course.

Selon les docteurs, beaucoup de victimes ont été très sévèrement blessées aux jambes par le souffle des explosions. Certaines ont dû être amputées sur place.

La police a annoncé que les mesures de sécurité accrues dans la ville dureraient plusieurs jours. Plusieurs sites touristiques étaient fermés et les matches de NBA (basket) et de LNH (hockey) que les équipes de la ville devaient disputer lundi soir ont été reportés.

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