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L'opposition syrienne demande l'arrêt des "opérations" du Hezbollah en Syrie

16/04/2013 02:56 EDT | Actualisé 15/06/2013 05:12 EDT

L'opposition syrienne a demandé au gouvernement libanais de contrôler les frontières du pays afin d'éviter que le mouvement chiite du Hezbollah ne tire sur des localités rebelles en Syrie.

La Coalition nationale syrienne, principal regroupement d'opposition au président Bachar al-Assad "appelle le gouvernement libanais à exercer un contrôle sur les frontières du pays et mettre immédiatement fin aux opérations militaires du Hezbollah en territoire syrien.

"Nous demandons au gouvernement libanais d'agir pour arrêter les agressions du Hezbollah et de protéger les civils innocents à la frontière syro-libanaise", ajoute la coalition dans un communiqué publié tard lundi.

"Pendant des semaines déjà, des forces dépendant du Hezbollah ont pris pour cibles des villages en Syrie, situés à la frontière des deux pays et ce ce parti a pris le contrôle de certaines localités, contraignant l'armée syrienne Libre (ASL) à riposter contre les multiples agressions du Hezbollah.

Le communiqué a appelé le commandement de l'armée libanaise à "la retenue" après la mobilisation qu'elle a décrétée dans la Bekaa. "Celui qui possède les armes lourdes et constitue la première source de feu, c'est le régime criminel d'Assad. C'est lui qui a pilonné avec des avions militaires à plusieurs occasions les villages paisibles de la Bekaa", ajoute-t-il.

La Coalition a également appelé les "bataillons de l'Armée syrienne libre (ASL) dans la province ouest de Homs (centre) à la retenue et à respecter les frontières souveraines du Liban".

L'oppositon syrienne avait accusé dans le passé le mouvement armé chiite libanais de combattre au côté du régime de Bachar al-Assad, son allié indéfectible et en février l'Armée syrienne libre avait menacé de bombarder les forces de ce parti.

En 2012, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait affirmé que des membres de son parti combattaient les rebelles syriens, mais à titre individuel. Le mouvement publie ainsi de temps à autre des communiqués annonçant la mort d'un de ses combattants dans "l'exercice de son devoir jihadiste".

Le Liban, qui a vécu pendant 30 ans sous tutelle syrienne, est divisé entre le Hezbollah et l'opposition qui appuie la rébellion.

Le communiqué de l'opposition syrienne est intervenue au lendemain d'une protestation du Liban contre les tirs contre son territoire à partir de la Syrie après la mort dimanche de deux Libanais, tués par des obus tirés depuis le territoire syrien.

Des bombardements contre le Liban ont déjà fait des victimes, mais dimanche pour la première fois, les obus tirés par des rebelles syriens sont tombés sur des régions sous contrôle du Hezbollah.

ser/rm/hj

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