NOUVELLES

Le pétrole recule encore à New York, inquiet pour la demande

16/04/2013 10:00 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole poursuivaient leur baisse mardi à New York à l'ouverture, dans un marché miné par la crainte d'un ralentissement de la demande mondiale en brut.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en mai lâchait 35 cents à 88,36 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

De concert avec le reste du marché des matières premières, l'or noir avait subi un fort plongeon la veille, à la suite de l'annonce d'un ralentissement inattendu de l'économie chinoise au premier trimestre.

Deuxième consommateur mondial de brut, "la Chine devrait représenter à elle seule 40% à 50% de la croissance de la demande en brut en 2013, donc tout signe tendant à indiquer un ralentissement de son économie envoie les courtiers au tapis", a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

De plus, un ensemble de données économiques préoccupantes depuis début avril aux Etats-Unis, premier consommateur d'or noir au monde, accentuaient ces craintes, a-t-il estimé.

Mardi, les statistiques économiques américaines restaient en demi-teinte.

La production industrielle a progressé légèrement plus que prévu, de 0,4% sur un mois en mars, et dans l'immobilier, les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont bondi pour le deuxième mois d'affilée en mars, de 7,0%, atteignant leur niveau le plus haut en près de cinq ans.

Néanmoins, les perspectives pour les promoteurs se sont détériorées par rapport au mois précédent dans la mesure où le nombre de permis de construire a reculé plus que prévu en mars.

En outre, les prix à la consommation ont affiché une baisse supérieure au attentes aux Etats-Unis en mars, sous l'effet de la baisse des cours des hydrocarbures.

Le marché était également sous pression outre-Atlantique, où le Brent est tombé sous le seuil des 100 dollars pour la première fois en neuf mois, en début d'échanges asiatiques.

Ce seuil, considéré comme un niveau de prix idéal par l'Arabie saoudite, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pourrait inciter les membres du cartel à réduire leur production d'or noir pour aider à la remontée des cours, ont estimé les experts de Commerzbank.

ppa/sl/bdx

PLUS:afp