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Le FMI abaisse sa prévision de croissance mondiale, plombée par la zone euro

16/04/2013 09:03 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Le FMI a abaissé mardi sa prévision de croissance mondiale et prédit une reprise économique "semée d'embûches", plombée par l'incertitude dans la zone euro, notamment à Chypre et en Italie.

Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait finalement progresser de 3,3% en 2013, contre 3,5% prévus en janvier, avant de prendre de l'ampleur l'année suivante à 4,0%, a indiqué le Fonds monétaire international en prélude à son assemblée générale à Washington.

Dans son rapport semestriel, le Fonds relève certes que "deux menaces majeures" pour l'économie mondiale ont été évitées: l'éclatement de la zone euro et la cure de rigueur forcée qui se profilait aux Etats-Unis au début de l'année.

"Mais la route vers la reprise restera semée d'embûches pour les pays développés", souligne le FMI.

Sans surprise, la zone euro reste le principal sujet d'inquiétude pour l'institution de Washington, qui s'attend désormais à une récession plus prononcée (-0,3%) dans une région guettée, de l'aveu même du Fonds, par une "fatigue" de l'austérité.

Ces projections "reflètent non seulement la faiblesse dans la périphérie (de la zone euro, ndlr) mais également certaines faiblesses au sein de son noyau dur" qui pourraient "compromettre" de futurs plans d'aide européens, indique Olivier Blanchard, le chef économiste du FMI, dans ses avant-propos. Il ne cite aucun pays en particulier.

Affaiblis par les coupes budgétaires automatiques, les Etats-Unis devraient eux aussi marquer le pas cette année (+1,9% de croissance, en baisse de 0,2 point) mais restent dans une situation bien plus enviable, selon le FMI, qui relève la "demande intérieure robuste" de la première économie du globe.

Malgré une croissance revue en baisse en Chine (+8,0%) et surtout au Brésil (+3,0%), les pays émergents devraient poursuivre leur expansion en 2013 et continuer de tirer une économie mondiale dont la fragmentation inquiète le FMI.

L'institution relève toutefois une "exception" avec le Maghreb et le Moyen-Orient, où la progression de l'activité devrait ralentir par rapport à 2012, en raison notamment "des transitions politiques" à l'oeuvre dans plusieurs pays avec lesquels le Fonds tente de conclure un accord (Egypte, Tunisie...).

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