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La Cinémathèque québécoise a 50 ans

16/04/2013 09:35 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

La Cinémathèque québécoise a 50 ans. Ce lieu de diffusion montréalais a pour mandat de conserver et de mettre en valeur le patrimoine cinématographique et télévisuel en présentant des rétrospectives et des rencontres avec des cinéastes d'ici et de l'étranger.

D'abord nommée Connaissance du cinéma, la Cinémathèque a été canadienne avant de devenir québécoise, en 1971. Robert Daudelin, qui a dirigé la Cinémathèque québécoise pendant 30 ans, se rappelle ses débuts en 1972 : « Il y avait une cinémathèque à Ottawa, mais qui était symbolique, car ses activités étaient très limitées. On a été les premiers à avoir la témérité de vouloir créer un lieu consacré à l'histoire du cinéma avec une possibilité de fréquenter de façon régulière les classiques du cinéma en plus de conserver et de constituer des collections. »

Un objectif ambitieux

Très vite, la Cinémathèque québécoise est aux prises avec des difficultés financières. La gestion des milliers de films et de documents conservés depuis 1975 dans ses entrepôts de Boucherville pèse lourd sur son budget de 5 millions de dollars. Le numérique est un casse-tête, reconnaît la directrice de la Cinémathèque, Iolande Cadrin-Rossignol : « La conservation et la numérisation de certaines oeuvres qui pourraient être perdues parce qu'elles sont sur des supports trop fragiles, donc pas sur pellicule - parce que la pellicule, ce n'est pas fragile -, c'est un des plus grands défis qui attend la Cinémathèque comme toutes les Cinémathèques dans le monde. »

Un public jeune

La Cinémathèque est loin d'être un endroit désert. Alors que les cinémas commerciaux ont une moyenne de 12 % de fréquentation, la sienne dépasse les 30 %. Son public est jeune. Selon une étude de HEC Montréal, le groupe qui fréquente le plus la Cinémathèque québécoise est âgé de 24 à 35 ans.

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