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Emirats: poursuite du procès d'islamistes, appel de HRW à des pressions US

16/04/2013 09:44 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

La Cour de sûreté de l'Etat des Emirats arabes unis a poursuivi mardi le procès de 94 islamistes jugés pour complot contre l'Etat, dénoncé comme "injuste" par l'organisation Human Rights Watch (HRW) qui a appelé les Etats-Unis à faire pression du Abou Dhabi.

Le ministère de la Justice a indiqué dans un communiqué que la Cour avait accepté de permettre à l'une des accusées de se faire soigner à l'étranger et de lui remettre son passeport.

Sur les 94 accusés, 86 dont 13 femmes étaient présents à la barre mardi, les autres étant jugés par contumace, selon le communiqué.

La prochaine audience a été fixée au 30 avril.

Human Rights Watch (HRW) a appelé le président américain Barack Obama a faire pression sur les Emirats pour un meilleur respect des droits de l'Homme, à l'occasion de son entretien prévu mardi à Washington le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane.

"Les Etats-Unis doivent user de leur influence en tant que principal partenaire commercial et allié des dirigeants des Emirats pour les exhorter à mettre fin aux violations des droits de l'Homme", écrit Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient, dans une lettre ouverte à M. Obama.

L'organisation de défense des droits de l'Homme s'élève contre "un procès injuste de 94 personnes ayant critiqué le gouvernement (émirati), la torture pratiquée dans l'impunité par ses services de sécurité et une répression croissante de la liberté d'expression".

Depuis l'ouverture le 4 mars du procès des islamistes devant la Cour de sûreté de l'Etat à Abou Dhabi, seuls certains membres des familles des prévenus et des représentants de la presse et d'ONG locales sont autorisés à assister aux audiences.

Arrêtés entre mars et décembre 2012, les prévenus sont membres ou partisans d'Al-Islah, un groupe proche des Frères musulmans. Ils sont accusés de "faire partie d'un groupe secret illégal visant à prendre le pouvoir" et "d'être entrés en contact avec des groupes étrangers pour exécuter leur plan". Certains auraient des liens avec les Frères musulmans d'Egypte et du Qatar.

bur/tm/sw

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