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Droits de l'homme: Venezuela, Cuba et Honduras pointés du doigt par la CIDH

16/04/2013 03:39 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a maintenu dans sa "liste noire" le Venezuela, Cuba et le Honduras, en raison des violations des droits de l'homme qui y sont commises, dans son rapport annuel publié mardi.

La Colombie est en revanche sortie de cette liste cette année, pour la première fois depuis plus d'une décennie. Le Venezuela, Cuba et le Honduras figurent de leur côté toujours au sein du "Chapitre IV" du rapport, qui recense les pays où est "gravement affectée la jouissance des droits fondamentaux".

Créé en 1959, la CIDH est un organe indépendant au sein de l'Organisation des Etats américains (OEA) qui rassemble une trentaine de pays du continent américain.

En 2012, la situation au Venezuela --inclus dans cette liste noire pour la première fois en 2002-- est restée précaire, note la CIDH, en raison de "la fragilité" et du "manque d'indépendance" du pouvoir judiciaire, de "l'usage abusif" des poursuites et des attaques visant les défenseurs des droits de l'homme.

La Commission prend note "des agressions rapportées visant des journalistes et des médias au Venezuela, ainsi que de l'absence d'enquêtes et de sanctions de ceux qui en sont responsables", dans un contexte de limitation de la liberté d'expression.

Contrairement à l'an passé, quand Caracas n'avait pas donné suite, le Venezuela a cette fois-ci envoyé des observations à propos d'une version de travail du rapport, se félicite la CIDH, qui répète être prête au dialogue avec les autorités vénézuéliennes, qui l'accusent d'être partiales.

La situation à Cuba, où existe depuis des décennies "une situation permanente et systématique de violation des droits de l'homme", n'a pas changé en 2012, note encore la CIDH.

Au Honduras, la CIDH pointe "des problèmes structurels en matière de justice, de sécurité, (...) de discrimination", que le coup d'Etat de juin 2009 a encore amplifiés.

La Colombie, qui y était présente depuis 2000, a quant à elle quitté cette liste noire cette année, après avoir accepté une visite de la CIDH dans le pays fin 2012.

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