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Un tiers des pays riches confrontés à des défis budgétaires majeurs selon le FMI

16/04/2013 11:51 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT
AP

Un tiers des pays riches font encore face à des défis budgétaires "majeurs" et devront réduire leur endettement en assainissant leurs finances publiques, parfois au prix d'efforts "sans précédent", estime le FMI dans un rapport publié mardi.

"Au total, environ un tiers des pays riches, représentant environ 40% du PIB (produit intérieur brut) mondial, sont encore confrontés à des défis budgétaires majeurs", indique le Fonds monétaire international dans son rapport semestriel sur les finances publiques.

Selon le FMI, le Japon devrait voir sa dette publique s'envoler encore cette année pour dépasser 245% de son PIB. Ce ratio devrait continuer d'augmenter aux Etats-Unis pour atteindre 108,1% alors qu'il devrait s'envoler en Grèce, placée sous assistance financière internationale, à 179,5%.

"En dépit d'une réduction rapide des déficits publics dans les économies développées, les niveaux de dette devraient encore augmenter en 2013 et toucher leur pic en 2014", assure le Fonds.

La plupart de ces pays "n'ont jamais connu de tels niveaux de dette" et devront encore consentir des "efforts sans précédent" pour revenir à une situation "plus traditionnelle", précise le FMI.

A l'heure où l'austérité est vivement contestée en Europe, le FMI clame qu'il n'existe pas de "solution alternative" aux plans d'assainissement des finances publiques.

"Une inflation élevée qui viserait à abaisser la valeur réelle de la dette ou une restructuration de la dette impliqueraient des coûts sociaux et économiques importants et durables", estime le FMI.

Pour l'heure, la flambée de la dette publique ne s'est pas traduite pas une "envolée" des taux d'intérêts que les Etats doivent verser aux investisseurs pour emprunter de l'argent sur les marchés.

Mais cette situation, liée notamment aux plans anticrise des banques centrales, ne va pas "durer indéfiniment", prévient l'institution.

Saluant les efforts menés en Europe, notamment sous son impulsion, le Fonds assure au contraire que l'absence de plan de réduction des déficits aux Etats-Unis et au Japon est un sujet de "préoccupation", spécialement au moment où Tokyo vient de lancer une coûteuse politique d'injections de liquidités.

Le FMI prévient également que le statut de valeur refuge dont ces deux pays profitent actuellement pourraient "s'éroder", et rendre le coût de l'endettement plus important encore.

"Une dette élevée, même stabilisée, affecte le potentiel de croissance (...) et expose les pays à de futurs chocs", souligne le Fonds.

Dans les pays émergents, la situation est "globalement meilleure" même s'il y a certains sujets "d'inquiétude", a précisé le directeur du département des Affaires budgétaires au FMI, Carlo Cottarelli.

Certains pays au Moyen-Orient, notamment la Jordanie, le Maroc et l'Egypte, ont ainsi besoin de réduire leurs déficits budgétaires "d'urgence", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

"Ces pays ont été durement affectés par une hausse des prix du pétrole et une hausse des dépenses", dans le sillage des révolutions arabes, a ajouté M. Cottarelli.

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