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Algérie: grèves dans les secteurs de la santé et de l'éducation

16/04/2013 02:28 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

L'Algérie a été touchée mardi par une série de grèves, notamment des enseignants des lycées et des employés du secteur de la santé réclamant de meilleurs salaires, ont rapporté un responsable syndical et la presse.

Les agents des "corps communs" de la santé observaient une grève "cyclique", qui se traduit par des arrêts de travail de trois jours par semaine à partir de mardi, a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la section syndicale du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mustapha Pacha d'Alger, Ahmed Terrak.

Ces corps, qui regroupent les agents de sécurité, les chauffeurs, les agents de l'administration et les femmes de ménage du secteur, "comptent 60.000 employés dont 53.000 ont le statut d'agents contractuels", a précisé M. Terrak.

Les grévistes réclament notamment une hausse des salaires et la régularisation des agents contractuels et des vacataires.

Les professeurs de lycée poursuivaient de leur côté une grève de deux jours entamée lundi pour demander notamment une revalorisation des "primes de zones" pour les enseignants travaillant dans des régions éloignées, comme le sud du pays, selon la presse.

La vague de protestation a également touché le secteur des transports avec une grève des employés du tramway d'Alger qui a débuté lundi mais s'est achevée mardi soir. Selon la presse, les grévistes réclamaient le départ de l'équipe dirigeante de la société Setram, chargée de l'exploitation et la maintenance du métro d'Alger.

Par ailleurs, des chômeurs prévoient de manifester jeudi à Ouargla, ville pétrolière du Sahara algérien, à l'appel de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). Ils réclament notamment le recrutement d'une main d'oeuvre locale dans les régions pétrolières du pays.

Mi-Mars, des milliers de chômeurs avaient défilé dans cette ville pour réclamer du travail et l'arrêt de poursuites judiciaires contre des chômeurs arrêtés par la police après une manifestation pour l'emploi en février.

abh/vl

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