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Affaire Ashley Smith: un garde l'aurait agressée à deux reprises en 2007

16/04/2013 06:04 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

TORONTO - Un superviseur carcéral a utilisé une force excessive à deux occasions contre la détenue Ashley Smith. Il a ensuite tenté de couvrir sa mauvaise conduite en falsifiant ses témoignages des incidents, selon une enquête disciplinaire rendue publique mardi.

Le rapport, déposé en preuve dans le cadre de l'enquête publique sur la mort d'Ashley Smith, a également conclu que le superviseur, John Taral, avait ordonné à ses subordonnés de falsifier eux aussi leurs témoignages.

Le document, finalisé en juillet en 2007, fait suite à une enquête sur des plaintes déposées par la jeune femme contre M. Tarala, un superviseur au Centre psychiatrique régional de Saskatoon.

Dans le cadre du premier incident, survenu le 14 mars 2007, Mme Smith s'est plainte du fait que ledit superviseur lui avait marché sur la tête après que des employés eurent pénétré dans sa cellule d'isolement pour couper un lien lui enserrant le cou.

Lors du deuxième incident, le 24 mars de la même année, M. Tarala est entré dans la cellule où la jeune femme était assise par terre. Il l'aurait ensuite frappée et brutalisée.

Deux autres employés, également présents, ont plus tard admis que leurs déclarations initiales concernant l'incident ne correspondaient pas à ce qui s'était véritablement déroulé, parce qu'ils se sentaient intimidés par M. Tarala.

Les jurés ont consacré la journée de mardi à l'examen du document de 30 pages.

Ashley Smith, qui attachait fréquemment des liens autour de son cou, est arrivée au centre saskatchewanais en décembre 2006, en provenance d'une prison de la Nouvelle-Écosse, où le personnel avait été incapable de gérer son cas.

En raison des incidents, la jeune femme a été transférée à l'extérieur du centre, quatre mois à peine après son arrivée.

Elle s'est finalement asphyxiée à mort dans sa cellule de Kitchener, en Ontario, en octobre 2007.

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