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É.-U.: un sénateur du Mississippi reçoit une lettre empoisonnée à la ricine

16/04/2013 07:29 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Une enveloppe adressée à un sénateur républicain du Mississippi, Roger Wicker, était empoisonnée à la ricine, ont annoncé des responsables du Congrès américain, mardi. La présence de ce poison potentiellement mortel a augmenté les craintes à propos du terrorisme, 24 heures après que des bombes eurent fait trois morts et plus de 170 blessés lors du marathon de Boston.

Un sénateur, la démocrate Claire McCaskill, a indiqué que les autorités avaient déjà un suspect dans leur mire et que l'enquête progressant rapidement, mais elle n'a pas dit si une arrestation avait été effectuée. Elle a ajouté que la lettre provenait d'une personne qui écrit fréquemment aux législateurs.

Le FBI et la police du Capitole enquêtent sur cette affaire.

Terrance W. Gainer, un responsable du Sénat, a mentionné dans un courriel envoyé aux bureaux du Sénat que l'enveloppe envoyée à M. Wicker ne comportait pas de marquages externes suspects, portait un tampon de la poste de Memphis, au Tennesse, et n'avait pas d'adresse de retour.

M. Gainer a ajouté qu'il n'y avait «aucune indication d'autres lettres suspectes». Il a malgré tout appelé à la prudence, en plus de mentionner que les installations extérieures où les premiers tests avaient été effectués sur la lettre demeureraient fermées pendant quelques jours alors que l'enquête suit son cours.

La lettre a été découverte dans une banlieue du Maryland, selon le sénateur Dick Durbin, le no 2 démocrate.

Selon Mitt Leitenberg, un expert en bioterrorisme de l'Université du Maryland, la ricine est un poison provenant de la même fève qui permet de produire de l'huile de ricin. Selon lui, la ricine doit être ingérée pour être fatale.

Un membre des services de sécurité a précisé que des preuves de présence de ricine étaient apparues lors des tests préliminaires effectués sur la lettre, bien que de tels résultats ne soient pas jugés concluants avant des examens plus poussés.

La découverte a ravivé les souvenirs des jours suivant les attaques terroristes du 11 septembre, lorsque des lettres contenant de l'anthrax avaient fait leur apparition dans des bureaux de poste, des salles de rédaction et des bureaux du Congrès. Au total, cinq personnes sont mortes et 17 autres sont tombées malades. Le FBI a attribué l'attaque à un scientifique du gouvernement qui s'est suicidé en 2008.

Il n'y a aucune preuve de lien entre les bombes à Boston et la lettre adressée au sénateur.

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