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Un ex-courtier formellement inculpé pour des achats illégaux d'actions Apple

15/04/2013 06:49 EDT | Actualisé 15/06/2013 05:12 EDT

Les autorités boursières américaines (SEC) ont formellement inculpé lundi de fraude boursière, dans le cadre d'achats d'actions d'Apple, un ex-employé de la maison de courtage Rochdale Securities, désormais en faillite.

La SEC a formellement "accusé un ex-employé de la maison de courtage" établie dans l'Etat du Connecticut, dans le nord-est des Etats-Unis, d'avoir "fomenté un stratagème pour tirer des bénéfices personnels d'ordres boursiers non autorisés pour acheter des actions d'Apple", écrit l'agence gouvernementale dans un communiqué.

"Quand le stratagème s'est retourné contre" ce trader, David Miller, "cela a mis l'entreprise en cessation d'activité", ajoute-t-il.

M. Miller "a accepté un accord amiable partiel lié aux accusations de la SEC. Il a aussi plaidé coupable dans le cadre de poursuites au pénal", note le communiqué.

Selon la SEC, M. Miller a "faussement fait croire" à ses dirigeants qu'"un client avait autorisé des ordres d'achat d'Apple et prenait en charge le risque sur ces transactions".

"Le client avait donné un ordre pour acheter seulement 1.625 actions d'Apple mais, au lieu de cela, M. Miller en a acheté 1,625 million pour un coût total de près d'un milliard de dollars", détaille le communiqué.

"L'action a reculé après la publication des résultats du géant informatique le même jour et Rochdale", fondée en 1975, "a été forcée de mettre fin à ses opérations pour couvrir les pertes de ce courtier malhonnête", poursuit-il.

Quand le client a refusé d'assumer la responsabilité de ces achats outre les 1.625 actions demandées, Rochdale Securities a été forcée de couvrir les pertes engagées qui sont ressorties au total à 5,3 millions de dollars, faisant tomber les liquidités de la maison de courtage sous les limites autorisées.

Daniel Hawke, directeur des poursuites de la SEC, a estimé qu'il s'agissait "d'une sonnette d'alarme pour le secteur des maisons de courtage, leur rappelant que la conduite sans contrôle d'un seul individu (...) peut poser de graves risques à une entreprise et potentiellement aux marchés".

M. Miller va devoir payer une amende qui n'est pas encore déterminée. Sa sentence lui sera signifiée dans le cadre de l'enquête criminelle le 8 juillet.

ved/sl/mdm

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