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Les garderies privées font appel à un caquiste pour devenir subventionnées

15/04/2013 03:05 EDT | Actualisé 15/06/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - Les garderies privées font appel à un caquiste pour devenir elles aussi subventionnées.

Christian Lévesque, qui a déjà été président directeur général de l'Action démocratique du Québec (ADQ), est désormais lobbyiste pour la Coalition des garderies non subventionnées du Québec.

Toujours membre de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, il vient de s'inscrire au Registre des lobbyistes pour remplir un mandat bien précis: obtenir du financement de l'État pour la Coalition des garderies privées non subventionnées, à l'instar du réseau des garderies subventionnées.

Dans une entrevue téléphonique accordée lundi, M. Lévesque a confirmé qu'il rencontrera la ministre de la Famille, Nicole Léger, vendredi. Il lui remettra un mémoire qui propose une formule pour «baisser ses coûts», dans la réalisation de l'engagement du Parti québécois à créer 28 000 nouvelles places à 7 $.

M. Lévesque a été député adéquiste de Lévis de 2007 à 2008, président du parti, employé de la CAQ après la fusion avec l'ADQ, puis candidat caquiste battu dans Bellechasse au scrutin de septembre 2012.

Depuis trois semaines il dirige le bureau de Québec du cabinet de lobbyistes Hatley, dont il est aussi actionnaire.

«Je vais prendre quelques mandats (de lobbying) qui vont me tenir à coeur personnellement», a-t-il déclaré, en plus de ses tâches de coordination du bureau.

Il a conservé sa carte de membre de la CAQ, même s'il a pris une pause de la politique active depuis sa défaite de l'an dernier, a-t-il précisé. Mais selon lui, ses allégeances politiques ne nuiront pas à son travail.

«J'ai la chance, dans l'organisation (de Hatley), d'avoir des représentants de tous les partis avec moi, des anciens du Parti québécois, des anciens du Parti libéral. On enlève la notion de 'partisannerie'. C'est plus une notion constructive.»

Quant au mandat qu'il mène actuellement, il a rappelé que les garderies privées «demandent l'équité», sans vouloir dévoiler la position détaillée dans le mémoire qui sera remis à la ministre.

Les garderies privées privées non subventionnées font valoir qu'elles sont soumises aux mêmes normes que les autres, sans avoir droit au même financement, peut-on lire dans le mandat publié dans le Registre des lobbyistes.

Quand le PQ a annoncé l'ajout de 28 000 places subventionnées à 7 $, conformément à son engagement, les garderies privées ont réclamé une partie des places, car la majorité d'entre elles disposaient de places déjà libres.

Toutefois, la ministre Léger avait refusé leur requête en rétorquant que les garderies privées étaient en majorité concentrées dans la région métropolitaine de Montréal, alors que les besoins en place sont partout sur le territoire québécois.

«On offre l'occasion au gouvernement de pouvoir, peut-être, l'aider dans la révision de ses dépenses. On va offrir la possibilité au gouvernement de baisser ses coûts.»

M. Lévesque n'a pas voulu dévoiler son cachet, mais le registre indique qu'il se situe entre 10 000 $ et 50 000 $.

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