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L'activité de revente de maisons a grimpé en mars par rapport à février

15/04/2013 11:07 EDT | Actualisé 15/06/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Le marché immobilier canadien a continué de montrer des signes de ralentissement par rapport à son rythme effréné des dernières années, mais les données publiées lundi par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) ont malgré tout infirmé les craintes d'un effondrement imminent du marché.

À l'échelle nationale, le nombre de ventes de maisons conclues en mars par l'entremise du système MLS a enregistré une croissance de 2,4 pour cent par rapport au mois précédent, tout en affichant un recul de 15,3 pour cent par rapport au même mois l'an dernier.

Ces données indiquent que les mesures mises en place par le ministre des Finances Jim Flaherty l'été dernier pour resserrer les prêts hypothécaires, combinées à la lassitude des acheteurs, ont réussi à refroidir le marché.

Mais la correction importante du marché immobilier canadien crainte par plusieurs ne s'est toujours pas matérialisée et plus de la moitié des marchés locaux ont connu une amélioration de l'activité de revente résidentielle. Le prix moyen des maisons a augmenté de 2,5 pour cent par rapport à l'année précédente, à 378 532 $.

Pour l'économiste de la Banque TD Sonya Gulati, les données de l'ACI démontrent que le marché immobilier recommence à croître après le gel qui a suivi l'imposition des mesures réglementaires.

Le marché ne connaîtra toutefois pas une reprise puisque l'économie croît modestement, a-t-elle estimé, ajoutant que la demande s'est affaiblie et que le niveau d'endettement des Canadiens se trouve à un niveau record.

À la Banque de Montréal, l'économiste Doug Porter a noté que les ventes des quatre derniers mois avaient chuté de 14 pour cent par rapport à l'an dernier, mais ce recul s'amoindrit et les ventes ne diminueront probablement que de sept pour cent en 2013, a-t-il fait valoir.

Quant aux prix, ils continuent de de défier la gravité et toute logique.

Dans une note à ses clients, M. Porter a décrit les prix des maisons au Canada comme «ennuyeux», ce qui est selon lui «une bonne chose».

«Notamment, chacun des 26 villes a affiché une croissance inférieure à dix pour cent au cours de la dernière année, ce qui est inhabituellement calme. Qui plus est, tous les indices majeurs de prix des maisons présentent une uniformité inhabituelle en ce moment: les prix moyen et médian sont tous les deux en hausse de deux à trois pour cent, tout comme l'Indice MLS des prix des propriétés et l'indice des prix des nouvelles résidences», a-t-il écrit.

Les économistes s'attendent en moyenne à ce que le prix des propriétés chute vraisemblablement de dix pour cent au cours des deux prochaines années. Certains croient que la correction pourrait atteindre 25 pour cent.

Selon l'ACI, 39 527 propriétés résidentielles ont été vendues en mars par l'entremise de MLS. Au même mois l'an dernier, ce chiffre avait été de 46 669 résidences.

Halifax a connu la baisse la plus importante, avec une chute de 11 pour cent de février à mars et de 36 pour cent par rapport à l'an dernier. À l'opposé, le marché d'Edmonton a connu une augmentation de 1,6 pour cent sur un mois et de 1,4 par rapport à l'an dernier.

À Montréal, les ventes ont chuté de 17 pour cent sur un an.

L'indice de prix des propriétés, une donnée compilée par l'ACI, a grimpé de 1,02 point de pourcentage par rapport à février et de 2,2 points par rapport à mars 2012.

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