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La Corée du Nord refuse l'offre de Séoul d'atténuer les tensions en discutant

14/04/2013 10:42 EDT | Actualisé 14/06/2013 05:12 EDT

PYONGYANG, Corée du Nord - La Corée du Nord a refusé dimanche la proposition de la Corée du Sud d'ouvrir un dialogue afin d'atténuer les tensions, la rejetant en la qualifiant de «truc astucieux» de son rival.

Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines dans la péninsule coréenne, surtout depuis que Pyongyang a menacé d'attaquer Séoul et Washington pour avoir pris part à des exercices militaires conjoints et avoir appuyé les sanctions des Nations Unies imposées à la Corée du Nord pour un test nucléaire effectué en février dernier.

Même si les menaces sont considérées comme étant essentiellement rhétoriques, les représentants des États-Unis et de la Corée du Sud ont dit qu'ils croient que la Corée du Nord pourrait lancer un missile de moyenne portée destiné à atteindre le territoire américain de Guam.

Pyongyang s'en est aussi pris directement à Séoul en retirant plus de 50 000 travailleurs nord-coréens du complexe industriel conjoint situé dans la ville frontalière de Kaesong, tout juste au nord de la zone démilitarisée, et en en empêchant l'accès aux Sud-Coréens.

Jeudi dernier, Séoul a exhorté Pyongyang de relancer les opérations au complexe industriel. Le président sud-coréen Park Geun-hye a promu le processus de paix avec la Corée du Nord, en contradiction avec la politique interne de sa prédécesseure, Lee Myung-bak.

Dimanche, le Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée — un organisme de la Corée du Nord — a dit que Pyongyang n'avait pas l'intention de discuter avec Séoul à moins que la Corée du Sud cesse son attitude de confrontation.

Le secrétaire d'État américain John Kerry, qui se trouve dans la région afin de coordonner la réponse des alliés aux Américains et de la Chine, a averti la Corée du Nord de ne pas effectuer de test de lancement d'un missile, ajoutant que ce serait un geste de provocation qui ne fera «qu'augmenter le ressentiment des gens» et isoler davantage le pays et sa population.

M. Kerry était à Tokyo dimanche après avoir rencontré les dirigeants chinois à Pékin samedi. À Tokyo, M. Kerry et le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a ouvert la porte à des pourparlers directs avec la Corée du Nord si certaines conditions sont respectées. M. Kerry a dit que les États-Unis «sont prêts à entamer des pourparlers» avec la Corée du Nord, mais que Pyongyang doit d'abord atténuer les tensions et honorer ses ententes précédentes.

La Maison bleue, la résidence du président sud-coréen, a indiqué que le refus de la Corée du Nord d'ouvrir un dialogue était «très regrettable». Un communiqué émis par la Maison bleue a exhorté la Corée du Nord à adopter des mesures responsables afin d'atténuer les difficultés vécues par les travailleurs sud-coréens du complexe industriel conjoint.

Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre parce que le conflit de 1950 à 1953 s'est terminé par un armistice, et non un traité de paix. Les États-Unis ont stationné environ 28 500 soldats en Corée du Sud afin de décourager toute agression potentielle de la Corée du Nord.

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