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CORRIGÉ: Départ du président iranien Ahmadinejad pour une mini-tournée en Afrique

14/04/2013 07:34 EDT | Actualisé 14/06/2013 05:12 EDT

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a quitté dimanche Téhéran pour une mini-tournée africaine destinée à "renforcer les liens" politiques et économiques avec le Bénin, le Ghana et le Niger, l'un des grands producteurs mondiaux d'uranium, selon le site de la présidence.

M. Ahmadinejad, dont le mandat s'achève en juin, rencontrera les présidents de ces trois pays et signera "différents protocoles d'accord dans les domaines de l'énergie, du commerce, de la culture, du tourisme et de la santé", a-t-il affirmé avant son départ, cité par le site internet.

"Le renforcement des liens avec l'Afrique est une politique immuable de l'Iran", a ajouté le président iranien.

"La coopération avec des Etats indépendants pour consolider leurs pouvoirs (...) face aux colonialistes, et le renforcement de la coopération économique, culturelle et politique font partie des principaux buts de ce voyage", a-t-il expliqué.

Le président iranien est attendu au Bénin dimanche après-midi pour une visite officielle en sa qualité de président du Mouvement des non-alignés.

Il doit se rendre lundi au Niger pour une visite de deux jours, sa première dans ce pays désertique et pauvre, en vue "d'améliorer" la coopération entre les deux nations, selon des sources officielles à Niamey.

Selon l'ambassadeur d'Iran à Niamey, Mohammad Nikkhah, cette visite "marquera un tournant dans les relations" entre les deux pays, créant "d'excellentes opportunités profitables pour les deux peuples".

Fin 2012, Niamey a critiqué le partenariat historique "très déséquilibré" avec la compagnie française Areva, qui exploite l'uranium depuis plus de 40 ans dans le nord du pays, et a réclamé des retombées plus importantes.

M. Ahmadinejad est ensuite attendu mardi au Ghana, selon des médias locaux.

L'Iran, sous le coup d'une série de sanctions économiques liées à son programme nucléaire controversé, cherche à s'assurer en Afrique des soutiens à l'ONU, notamment parmi les pays musulmans. Les puissances occidentales et Israël soupçonnent Téhéran, malgré ses démentis, de dissimuler un volet militaire sous couvert d'activités nucléaires civiles.

En avril 2010, M. Ahmadinejad s'était rendu en Ouganda pour plaider sa cause dans le dossier nucléaire, alors que Kampala détenait un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations unies.

L'Iran s'est également rapproché de la Mauritanie, du Sénégal et du Nigeria. Mais les relations avec Dakar et Abuja ont connu des hauts et des bas.

Les liens diplomatiques avec le Sénégal ont été renoués début février, après deux ans de brouille, Dakar ayant accusé Téhéran d'avoir livré à la rébellion en Casamance des armes utilisées lors d'attaques contre les troupes régulières.

En février également, les autorités nigérianes ont annoncé l'arrestation de trois personnes, accusées d'espionnage au profit de l'Iran.

Téhéran est par ailleurs un allié du Soudan, autre pays à faire l'objet de sanctions à l'ONU et dont le président Omar el-Béchir est recherché par la Coup pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes contre l'humanité au Darfour.

fpn/cyj

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