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Birmanie/violences: l'OCI insiste pour l'envoi d'une mission à Rangoun

14/04/2013 10:28 EDT | Actualisé 14/06/2013 05:12 EDT

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a pressé dimanche la Birmanie de l'autoriser à envoyer une délégation ministérielle pour discuter de la minorité musulmane des Rohingyas dans ce pays, victime d'une nouvelle vague de violences.

Dans un communiqué publié au terme d'une réunion de son comité de contact sur les Rohingyas, l'OCI presse les autorités birmanes d'"autoriser l'envoi en Birmanie d'une mission ministérielle", envisagée en vain depuis l'an dernier.

L'organisation pan-islamique a également demandé à la Commission de l'ONU pour les droits de l'Homme d'envoyer une mission d'enquête en Birmanie, et invité les pays voisins, comme le Bangladesh et la Malaisie, à "aider au règlement du problème" des Rohingyas.

Le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a jugé lors de cette réunion "inacceptables" les violences contre les musulmans en Birmanie qui sont "une claire indication que l'approche du gouvernement (de Rangoun) est négative" dans la gestion de la crise.

Fin mars, il avait exigé des autorités birmanes de "mettre fin aux campagnes de haine et d'épuration ethnique menées par des extrémistes bouddhistes contre les musulmans dans le pays".

Les violences entre bouddhistes et musulmans ont fait 43 morts et plus de 12.000 déplacés à Meiktila (centre), avant que l'armée ne reprenne le contrôle de la ville.

Les violences anti-musulmans se sont ensuite étendues à d'autres communes et des mosquées ont été détruites dans une vaste région au nord de Rangoun. Mais la situation semblait s'être apaisée en fin de semaine.

En 2012 déjà, des affrontements entre bouddhistes de la minorité ethnique rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient fait plus de 180 morts et 125.000 déplacés dans l'ouest.

Le comité de contact, formé en septembre, regroupe 11 des 57 membres de l'OCI: Afghanistan, Arabie saoudite, Bangladesh, Brunei, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Indonésie, Malaisie, Soudan et Turquie, selon un responsable de l'OCI.

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