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Les forces de sécurité irakiennes aux urnes pour les élections provinciales

13/04/2013 03:49 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Les 650.000 soldats et policiers irakiens ont voté samedi, une semaine avant le reste de la population, pour renouveler 12 des 18 assemblées provinciales, dans une atmosphère dominée par les violences.

Ces dernières semaines, douze candidats ont été assassinés et, avec 271 personnes tuées, mars a été le mois plus meurtrier depuis août 2012.

Face à l'instabilité, le gouvernement irakien a reporté les élections à Ninive (nord) et Anbar (ouest), deux provinces à majorité sunnite. Les trois provinces de la région autonome du Kurdistan et celle de Kirkouk (nord) ne votant pas non plus, seules 12 provinces sont concernées par le scrutin.

Les bureaux de vote ont fermé à 17H00 (14H00 GMT), mais les électeurs entrés avant l'heure de fermeture pouvaient encore glisser leur bulletin dans l'urne, a expliqué un responsable de la Commission électorale irakienne.

Dans le système fédéral irakien, les assemblées provinciales sont déterminantes, puisqu'elles désignent le gouverneur, chargé de mener à bien les projets de reconstruction et de gérer les finances et l'administration de sa province.

La corruption, les services publics lacunaires et les fréquentes coupures d'électricité sont les récriminations les plus courantes des électeurs.

Rencontré dans un bureau de vote du quartier de Qadissiya, au sud-ouest de Bagdad, le colonel de police Abbas Qadum a dit espérer que les élus répondraient "aux attentes des Irakiens. En votant, nous avons accompli notre devoir, et j'espère qu'ils (les élus, ndlr) accompliront le leur".

Plus de 8.000 candidats se disputent un total de 378 sièges. Le reste des électeurs, environ 15,5 millions de personnes, doit voter samedi 20 avril.

Il s'agit du premier scrutin organisé depuis le départ des derniers soldats américains en décembre 2011 et, selon les observateurs, il a valeur de test pour le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, embourbé dans une série de crises.

Ses partenaires au sein de la coalition gouvernementale l'accusent d'accaparer le pouvoir et dans les provinces où ils sont majoritaires, les sunnites manifestent depuis plus de trois mois pour réclamer la fin de la "marginalisation" dont ils s'estiment victimes.

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