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Washington sanctionne 18 Russes : Moscou prépare sa réplique

12/04/2013 01:14 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Le département du Trésor américain a identifié 18 citoyens russes qui feront l'objet de sanctions et d'une interdiction de séjour aux États-Unis parce qu'ils sont soupçonnés d'avoir enfreint les droits de l'homme. La réponse de la Russie, qui dénonce la position de Washignton, n'a pas tardé.

Le Kremlin menace de répliquer avec sa propre liste de personnes à sanctionner aux États-Unis. « Je pense que la liste russe sera dévoilée d'ici un ou deux jours », a indiqué le chef du comité pour les relations internationales à la Douma. Le chef du comité de la chambre basse russe a spécifié que la liste du Kremlin serait probablement de la même ampleur que celle dressée par les États-Unis.

Le porte-parole du président russe, Vladimir Poutine, avait déjà déclaré plus tôt que le geste de Washington « affecterait les relations russo-américaines de manière très négative ».

La majorité des personnes ciblées par Washington sont nées en Russie, mais l'une serait née en Ukraine, une en Azerbaïdjan et une en Ouzbékistan. Les noms de ces individus, dont les fonctions et occupations ne sont pas précisées, ont été inscrits sur une liste noire du département du Trésor.

Les 18 personnes concernées sont sanctionnées en vertu d'une loi promulguée en décembre par le président Barack Obama qui tient les autorités russes responsables des violations des droits de l'homme.

La loi porte le nom de l'avocat Sergueï Magnitsky. Devenu une figure importante de la lutte contre la corruption en Russie, M. Magnitsky a été arrêté en 2008 après avoir accusé la police russe de corruption. Il est mort en prison l'année suivante après avoir été battu, sans recevoir de soins médicaux adéquats.

Moscou avait rapidement réagi à la promulgation de la loi Magnitsky en interdisant aux Américains d'adopter des enfants russes. Depuis, il semble qu'une escalade est enclenchée entre Washington et Moscou. En janvier dernier, par exemple, la Russie a mis fin à un accord antidrogue avec les États-Unis, quelques jours seulement après que les États-Unis se furent eux-mêmes retirés d'une commission d'examen conjoint avec la Russie sur le thème de la société civile.

Le nouvel épisode de vendredi survient quant à lui quelques jours avant une visite du conseiller pour la sécurité nationale du président américain Barack Obama, Tom Donilon, à Moscou. M. Donilon doit se rendre dans la capitale russe pour des pourparlers avec le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev.

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