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Ventes du Z10: BlackBerry dément des retours massifs, demande une enquête

12/04/2013 09:37 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Le groupe canadien BlackBerry a qualifié vendredi de "faux" un rapport d'analyste affirmant que son nouveau smartphone Z10 faisait l'objet de retours massifs depuis sa mise en vente, et demandé l'intervention des autorités de la Bourse au Canada et aux Etats-Unis.

Les ventes du Z10, avec lequel le groupe joue sa survie, "sont conformes aux attentes et les données que nous avons reçues de nos partenaires fournisseurs de services et détaillants montrent que les clients sont satisfaits de leurs appareils", a indiqué dans un communiqué le PDG de BlackBerry, Thorstein Heins.

L'action BlackBerry a chuté de plus de 7% jeudi à la Bourse de Toronto, un recul que le groupe a attribué à la publication d'une note du cabinet de recherche et d'investissement américain Detwiler Fenton indiquant que le Z10 faisait l'objet de retours anormalement élevés de la part des acheteurs.

"Dans plusieurs cas, les retours excèdent maintenant les ventes, un phénomène que nous n'avons jamais vu auparavant", écrivait Detwiler Fenton dans cette note citée vendredi par des médias canadiens.

BlackBerry et Verizon Wireless, le plus grand fournisseur de services télécoms aux Etats-Unis, ont réfuté ces affirmations.

BlackBerry souligne que Detwiler Fenton a refusé de lui remettre une copie du rapport ou de partager avec lui la méthodologie qu'il a employée, et ce même après que le fabricant eut qualifié ses conclusions d'"absolument fausses".

"Ces commentaires faux et trompeurs concernant les taux de retour d'appareils aux Etats-Unis nuisent à BlackBerry et à ses investisseurs, et nous demandons aux autorités appropriées au Canada et aux Etats-Unis d'ouvrir immédiatement une enquête", a indiqué le patron des services juridiques de BlackBerry, Steve Zipperstein.

Une requête formelle sera déposée dans les prochains jours auprès des gendarmes de la Bourse au Canada et aux Etats-Unis, a-t-il précisé.

"Nous avons confiance dans notre méthodologie et nous sommes ouverts à toute enquête de la part des régulateurs", a déclaré pour sa part la conseillère juridique générale de Detwiler Fenton, Anne Buckley, en soulignant que d'autres cabinets de recherche sont arrivés à des conclusions "similaires" à propos du Z10.

Le cabinet a tenu également à préciser dans un communiqué qu'aucun de ses employés "n'a d'intérêt financier dans BlackBerry".

BlackBerry, qui a été dépassé par l'iPhone d'Apple et les appareils utilisant le logiciel Android de Google, a lancé fin janvier un nouveau téléphone intelligent à écran tactile, le Z10, qui n'est cependant offert que depuis trois semaines aux Etats-Unis.

BlackBerry a indiqué fin mars avoir livré environ un million de Z10 en février dans une vingtaine de pays, dont le Canada et le Royaume-Uni, un chiffre conforme aux attentes des analystes.

L'action du groupe de Waterloo, au sud-ouest de Toronto, était en légère hausse (+1%) à la Bourse vendredi matin.

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