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Manifestation contre le Grand prix de F1 de Bahreïn dispersée par la force

12/04/2013 03:33 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

La police a fait usage de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour disperser des centaines de personnes qui manifestaient près de Manama contre le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, ont indiqué vendredi des témoins.

"Votre course, un crime", ont scandé jeudi soir les protestataires dans les rues du village chiite de Khamis. La nouvelle édition du GP de F1 est prévue du 19 au 21 avril sur le circuit de Sakhir, au sud de Manama.

"Le peuple veut la chute du régime", "A bas Hamad", le souverain bahreïni, a aussi chanté la foule, qui répondait à un appel du Mouvement du 14 février, un groupe radical qui organise la contestation sur les réseaux sociaux, ont ajouté les témoins.

Des heurts ont éclaté lorsque les forces anti-émeutes sont intervenues pour disperser la manifestation. Des manifestants ont riposté en lançant des cocktails molotov contre elles, selon les témoins.

Un policier a été blessé à Khamis par l'explosion d'un engin de fabrication artisanale, activé à distance, a indiqué le ministère de l'Intérieur sur Twitter.

Mercredi, le principal groupe de l'opposition chiite, Al-Wefaq, a appelé ses partisans à "intensifier les protestations et les rassemblements de masse" à partir de ce vendredi et pour dix 10 jours, afin qu'ils coïncident avec le GP de F1.

Ces actions sont destinées à soutenir "les revendications d'une transition démocratique", avait précisé un responsable du Wefaq, Tahar Moussaoui.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par une contestation animée par des chiites, majoritaires, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

L'opposition et le gouvernement ont entamé le 10 février une nouvelle session du dialogue national, mais les discussions piétinent.

Lors de l'édition 2012 du GP, l'opposition chiite avait organisé des manifestations, parfois violentes, pour attirer l'attention sur ses demandes de réformes politiques, mais sans entraver le déroulement de la course. Celle-ci avait été néanmoins annulée en 2011 en raison des troubles.

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