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Les jeunes qui envoient des textos sont souvent superficiels, selon une étude

12/04/2013 03:05 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

WINNIPEG - Les jeunes qui envoient des messages texte fréquemment ont tendance à être plus superficiels que la moyenne, d'après une étude réalisée à l'université de Winnipeg.

Plus de 2300 étudiants de première année en psychologie ont fait l'objet de cette étude, qui s'est échelonnée sur trois années consécutives, ont précisé les chercheurs.

Les résultats portent à croire que les étudiants qui envoyaient souvent des textos accordaient plus d'importance à l'image et à la richesse, au détriment de la poursuite d'objectifs moraux, esthétiques et spirituels.

Les sujets qui envoyaient des messages texte plus de 100 fois par jour étaient 30 pour cent moins enclins à considérer que le fait de mener une vie éthique était important par rapport à ceux qui transmettaient des textos 50 fois ou moins par jour.

Le fait de constamment rédiger des textos a également été lié à une plus grande propension à entretenir des préjugés raciaux, d'après l'étude.

Les chercheurs Paul Trapnell et Lisa Sinclair ont réalisé l'étude afin de comparer leurs résultats à l'hypothèse développée par Nicholas Carr dans son ouvrage «The Shallows» («Les superficiels»).

Selon cette théorie, les contacts sociaux excessivements brefs comme les textos et les messages sur Twitter encouragent le développement d'une pensée expéditive et relativement superficielle, et l'utilisation quotidienne de tels médias devraient être associée à une superficialité cognitive et morale.

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