NOUVELLES

Le secrétaire d'État John Kerry lance un avertissement à la Corée du Nord

12/04/2013 06:04 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

SÉOUL, Corée du Sud - Le secrétaire d'État américain John Kerry a mis en garde la Corée du Nord, vendredi, contre le tir éventuel d'un missile à moyenne portée, en plus de réfuter des informations selon lesquelles la technologie nucléaire militaire dont disposerait Pyongyang est potentiellement plus avancée qu'on ne le croyait.

M. Kerry était arrivé en Corée du Sud quelques heures plus tôt. Il visitera aussi la Chine et le Japon pendant son périple de quatre jours.

M. Kerry a déclaré aux journalistes, à Séoul, que la Corée du Nord ne fera qu'accroître encore davantage son isolation si elle lance un missile dont la portée de 3500 kilomètres lui permettrait d'atteindre le territoire américain de Guam.

Il a ajouté qu'un tel tir représenterait une provocation de la volonté de la communauté internationale et constituerait une grave erreur de la part du leader nord-coréen, Kim Jong-un.

La visite de M. Kerry survient au moment où la Corée du Nord multiplie les menaces et les gestes provocateurs.

La Corée du Nord pourrait profiter de la visite de M. Kerry pour y aller de nouvelles déclarations incendiaires. Le pays célébrera aussi, lundi prochain, le 101e anniversaire de naissance de son fondateur, Kim Il-sung.

Le secrétaire Kerry a rencontré la nouvelle présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, et le ministre des Affaires étrangères du pays, Yun Byung-se. Il a ensuite commenté un rapport publié jeudi par les services de renseignements américains, qui préviennent que Pyongyang pourrait être en mesure de lancer un missile ballistique armé d'une ogive nucléaire, mais dont la précision demeure incertaine.

M. Kerry a répété la position du département américain de la Défense, le Pentagone, selon qui la Corée du Nord n'a pas encore développé ou testé les capacités nucléaires dont elle a besoin pour franchir une telle étape.

MM. Yun et Kerry ont tous deux entrouvert la porte à de nouvelles négociations avec Pyongyang, tout en laissant entendre que cela est peu susceptible de se produire dans le contexte actuel.

Par ailleurs, plusieurs groupes de défense des droits de la personne demandent à M. Kerry de profiter de sa visite en Chine, en fin de semaine, pour soulever la question du traitement des dissidents et d'autres préoccupations.

Une lettre transmise aux médias par sept groupes, dont Amnesty International et Freedom House, accuse Washington d'avoir délaissé la question des droits de la personne au profit d'un rapprochement économique avec la Chine. Ils évoquent la répression accrue, par les autorités chinoises, des dissidents politiques et religieux, les politiques répressives adoptées dans plusieurs régions du pays et les restrictions imposées à la société civile, la liberté d'expression et Internet.

PLUS:pc