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Le pétrole plombé à New York par les craintes d'une faible demande

12/04/2013 03:01 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont nettement reculé vendredi à New York, minés par un mauvais chiffre sur les ventes au détail aux Etats-Unis qui renforçait les craintes sur la demande en brut, et par un regain d'inquiétudes autour de Chypre.

Le baril de référence pour livraison en mai a cédé 2,22 dollars à 91,29 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix poursuivent le recul observé depuis deux jours "à la suite des révisions à la baisse de la demande de brut en 2013 par l'AIE (Agence internationale de l'énergie), l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et l'EIA (l'agence américaine d'information sur l'énergie)", a relevé l'analyste indépendant Andy Lipow.

Et l'idée d'un accès de faiblesse de la demande pour les produits pétroliers a été renforcée vendredi par l'annonce d'un net recul des ventes au détail en mars aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Cet indice a en effet baissé de 0,4% par rapport au mois précédent, sa plus forte chute en neuf mois, alors que la prévision médiane des analystes le donnait stable.

Les investisseurs ont parallèlement fait preuve de nervosité face à l'évolution de la situation à Chypre.

Les ministres des Finances de la zone euro réunis à Dublin ont avalisé vendredi les modalités du plan d'aide à l'île, qui va devoir faire des efforts deux fois plus importants que prévu.

Mais à Nicosie, le président Nicos Anastasiades a déclaré qu'il allait demander à l'Union européenne une "aide supplémentaire". Même si un diplomate chypriote a précisé à l'AFP qu'il ne s'agissait pas d'argent frais supplémentaire mais d'un soutien accru de la "task force" de la Commission européenne à Nicosie, cette requête du responsable chypriote a inquiété les marchés.

"On craint de nouveau que la situation soit pire que ce qu'on pensait", a relevé Bill Baruch, de iiTrader.com.

"Cela pousse les investisseurs à retirer leur argent des marchés européens et de matières premières" jugées comme des actifs plus risqués, a ajouté l'expert.

Le dollar, considéré comme une valeur refuge, profitait en partie de la situation, ce qui participait à la baisse des cours du brut. Un billet vert renforcé rend en effet moins attractifs les achats de matières premières libellées dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

jum/sl/sam

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