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Le pétrole ouvre en baisse à New York, miné par les craintes sur la demande

12/04/2013 09:37 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en nette baisse vendredi à New York, minés par des craintes pour la demande énergétique après un mauvais chiffre sur les ventes au détail aux Etats-Unis, et par un regain d'inquiétudes autour de Chypre.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai cédait 2,00 dollar à 91,51 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix étaient particulièrement affectés par l'annonce d'un net recul des ventes au détail en mars aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Cet indice a en effet baissé de 0,4% par rapport au mois précédent, sa plus forte baisse en neuf mois, alors que la prévision médiane des analystes le donnait stable.

Ce chiffre négatif venait renforcer l'idée d'un accès de faiblesse de la demande pour les produits pétroliers, alimenté ces deux derniers jours par la révision à la baisse de la demande mondiale de brut en 2013 par trois organismes clés: l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le département américain de l'Énergie (DoE) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les investisseurs s'inquiétaient parallèlement de l'évolution de la situation à Chypre.

Les ministres des Finances de la zone euro réunis à Dublin ont avalisé vendredi les modalités du plan d'aide à l'île, qui pourra entrer en vigueur une fois approuvé par plusieurs parlements nationaux.

Mais à Nicosie, le président Nicos Anastasiades a déclaré qu'il allait demander à l'Union européenne une "aide supplémentaire". Même si un diplomate chypriote a précisé à l'AFP qu'il ne s'agissait pas d'argent frais supplémentaire mais d'un soutien accru de la "task force" de la Commission à Nicosie, cette requête du responsable chypriote a inquiété les marchés.

"On craint de nouveau que la situation soit pire que ce qu'on pensait", a relevé Bill Baruch, de iiTrader.com.

"Cela pousse les investisseurs à retirer leur argent des marchés européens et de matières premières" jugées comme des actifs plus risqués, a ajouté l'expert.

Le dollar, considéré comme une valeur refuge, profitait en revanche de la situation, ce qui participait à la baisse des cours du brut. Un billet vert renforcé rend en effet moins attractifs les achats de matières premières libellées dans la monnaie américaine, comme le pétrole, pour les investisseurs munis d'autres devises.

jum/sl/are

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