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Guantanamo: l'accusation n'a pas vu les emails confidentiels de la défense (Pentagone)

12/04/2013 04:55 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Le Pentagone a catégoriquement démenti vendredi que les procureurs militaires aient pu voir les emails confidentiels des avocats représentant des accusés détenus à Guantanamo, comme ceux-ci l'ont affirmé en réclamant un report des audiences.

Les avocats de plusieurs accusés des attentats du 11-Septembre ont demandé jeudi un report d'une audience prévue le 22 avril, après avoir appris que leurs boîtes électroniques contenant des échanges confidentiels avec leurs clients étaient "en danger".

Pour les mêmes motifs, le juge James Pohl, qui préside le tribunal militaire d'exception, a reporté "dans l'intérêt de la justice" l'audience du Saoudien Abd al-Rahim al-Nachiri, accusé de l'attentat contre le navire américain USS Cole, qui devait se tenir à partir de lundi.

La responsable des avocats militaires de Guantanamo, le colonel Karen Mayberry, leur avait ordonné de cesser d'échanger des courriers confidentiels sur le réseau du Pentagone, après la découverte, dans l'affaire d'un autre accusé, que des messages avaient été remis à l'accusation par le personnel militaire chargé de la sécurité de l'information, a rapporté l'avocat James Connell.

Le porte-parole du Pentagone Todd Breasseale a, vendredi, qualifié ces assertions de "mythe".

"Je peux vous dire sans équivoque qu'AUCUN procureur et qu'aucun membre de l'équipe de surveillance n'a vu le contenu d'aucune communication protégée" de la défense, a-t-il écrit dans un communiqué.

S'il évoque une récente "panne" du serveur du bureau des commissions militaires (OMC) "qui a failli être catastrophique", le lieutenant-colonel Breasseale dément le chiffre de 540.000 courriels qui auraient été remis à l'accusation.

L'avocat Walter Ruiz du Saoudien Moustapha al-Houssaoui avait évoqué "la saisine de plus de 500.000 courriels contenant des communications protégées avocats-clients".

En février, il a été révélé que les conversations entre les accusés et leurs défenseurs pouvaient être écoutées par le gouvernement, dans la salle d'audience et dans les bureaux où ils se rencontrent en privé.

chv/rap

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