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Daniel Bélanger : quand un musicien fait du théâtre

12/04/2013 05:06 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Après le théâtre musical Belles-soeurs, Daniel Bélanger a transposé en musique un deuxième texte de Michel Tremblay, Le chant de Sainte Carmen de la Main.

L'auteur-compositeur-interprète, qui partira en tournée à l'automne pour présenter son plus récent album, Chic de ville, a depuis belle lurette terminé la composition de la musique du Chant de Sainte Carmen de la Main.

Les comédiens sont en blitz de répétition pendant que Bélanger, lui, attend la première, le 30 avril au Théâtre du Nouveau Monde.

« Je reste aux aguets au cas où il y aurait des petits changements. Je coupe les retailles, je refais les bords du pantalon. Pour ce projet, je suis très en avance. J'ai eu beaucoup de temps pour faire et défaire les chansons, l'inspiration est venue rapidement. »

Avec Belles-soeurs et Le chant de Sainte Carmen de la Main derrière la cravate, Bélanger, dont l'album Les insomniaques s'amusent célébrait ses 20 ans en 2012, commence à se familiariser avec l'univers du théâtre, avec sa structure et ses conventions.

Plus habitué aux horaires flexibles du musicien en tournée, il a dû s'ajuster.

« Le théâtre est un monde organisé où tout est scédulé, pour utiliser l'anglicisme. Il faut vivre [au théâtre] avec des échéanciers précis, la création est très encadrée. À chaque fois que j'y retourne, je me demande comment la musique a fait pour survivre depuis si longtemps », dit-il en rigolant.

Exit le western

Dans Le chant de Sainte Carmen de la Main, Carmen, jouée par Maude Guérin, revient au bar Rodéo après un séjour de perfectionnement de ses yodles à Nashville. Elle souhaite présenter ses propres chansons western.

Pour l'auteur-compositeur-interprète, l'inspiration est toutefois venue d'ailleurs que de la musique western, car il voulait donner à ce théâtre musical une dimension mysthique.

« Ce qui me parle chez Tremblay, c'est l'univers religieux. Je me dis que ses personnages ont grandi dans le catholicisme. Encore aujourd'hui, quand je regarde Les belles-soeurs, je retrouve l'esprit des cantiques religieux. Je n'ai pas la prétention de connaître cette musique, mais j'en emprunte la coquille. »

Habitué aux concerts à guichets fermés et aux grandes scènes, Bélanger ne s'en fait pas trop avec la première du spectacle.

« J'ai seulement hâte que Michel [Tremblay] entende tout ça. Comme pour Belles-soeurs, j'aurai probablement les jambes molles. Il a toujours écouté beaucoup de musique, j'espère pouvoir le surprendre. »

Le chant de Sainte Carmen de la Main sera présenté au Théâtre du Nouveau Monde du 30 avril au 25 mai et du 28 mai au 8 juin.

Un texte de Félix-Antoine Viens

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