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Colombie-Britannique: un ex-policier poursuit la GRC pour viol de contrat

12/04/2013 10:09 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

VANCOUVER - Un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a intenté une poursuite auprès de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, affirmant que son ex-employeur ne lui avait pas offert les services et le traitement adéquat pour un traumatisme relié à son travail.

James Ward, qui a déjà été un officier de la police fédérale à Surrey, en Colombie-Britannique, affirme dans des documents remis jeudi en cour que la GRC n'a pas utilisé, ou ne disposait pas des procédures adéquates pour traiter ou conseiller les agents de la GRC qui ont expérimenté des traumatismes en service.

Alors qu'il était continuellement exposé à des situations traumatisantes au travail, M. Ward dit n'avoir jamais reçu un traitement, des conseils ou des comptes-rendus, et a reçu un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique il y a deux ans.

La poursuite allègue que la GRC avait l'obligation d'offrir de tels services à tous ses policiers exposés à des événements traumatisants liés au travail, et ce immédiatement après lesdits événements, avant d'ajouter qu'en l'absence d'un tel soutien, la GRC avait violé le contrat d'embauche de M. Ward.

Ce dernier a nommé les gouvernements fédéral et provincial comme défendeurs responsables des actions de la GRC, en plus d'autres responsables publics.

Les allégations n'ont pas été prouvées en cour, et la GRC n'a pas encore fourni de plaidoyer de défense.

Un porte-parole de la GRC n'a pas voulu commenter l'affaire, ou discuter de la politique de la police fédérale entourant le traitement ou l'offre de services aux agents qui ont subi des traumatismes en devoir.

Le document remis en cour stipule que M. Ward était impliqué dans «un nombre substantiel» d'événements traumatisants reliés à son travail, incluant l'assassinat de civils, des cas de blessures, des suicides, des coups de feu et des accidents de la route.

Le document indique également que les problèmes de santé de M. Ward sont le résultat «des effets cumulatifs des événements traumatisants liés à son travail».

Alors que la poursuite stipule que M. Ward désire recevoir une compensation financière, aucun montant précis n'est spécifié.

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