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Un ex-négociateur nucléaire dans la course à la présidentielle iranienne

11/04/2013 07:31 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Le conservateur modéré Hassan Rohani, chef des négociateurs iraniens pour le nucléaire au début des années 2000, s'est lancé jeudi dans la course à la présidentielle du 14 juin avec l'ambition de restaurer des "relations constructives avec le monde".

Agé de 64 ans, M. Rohani était le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) entre 1989 et 2005, sous les présidences du conservateur modéré Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997) et du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005).

En 2003, l'Iran avait accepté un moratoire sur ses activités nucléaires, reprises après l'élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en 2005 et qui ont entraîné une crise diplomatique avec l'Occident.

Soupçonné de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, Téhéran est sous le coup de plusieurs sanctions de l'ONU, renforcées par un embargo bancaire et pétrolier de l'Union européenne et des Etats-Unis qui ont plongé le pays dans une crise économique.

Hassan Rohani a sévèrement critiqué Mahmoud Ahmadinejad qui ne peut plus se présenter après deux mandats consécutifs.

"Ce gouvernement s'est moqué des sanctions (...) alors qu'il aurait pu les éviter ou alléger leurs effets", a-t-il dit lors d'une réunion publique, promettant de "mettre en place des relations constructives avec le monde" s'il était élu.

Interrogé sur un éventuel soutien des deux anciens présidents, qui ne devraient pas se présenter selon leurs proches, il a lancé: "Allez leur demander!".

Une vingtaine de personnalités ont annoncé leur candidature dont le réformateur Mohammad Reza Aref, ancien vice-président de M. Khatami, ou les conservateurs modérés Mohammad Bagher Ghalibaf, maire de Téhéran, et Ali Akbar Velayati, ancien chef de la diplomatie (1981-1997) et actuel conseiller spécial du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Les candidatures doivent être déposées du 7 au 11 mai. Le Conseil des gardiens de la Constitution, contrôlé par des religieux conservateurs et chargé de superviser les élections, devra approuver au plus tard le 22 mai les candidats autorisés à se présenter.

Cette élection sera scrutée de très près par l'Occident, quatre ans après la réélection de M. Ahmadinejad qui avait provoqué un mouvement de contestation violemment réprimé par le pouvoir.

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