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Travailleurs étrangers: les Métallos contestent le programme en Cour fédérale

11/04/2013 09:49 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

TORONTO - Le Syndicat des Métallos a annoncé jeudi qu'il entamait une contestation judiciaire de la décision du gouvernement fédéral d'autoriser la Banque Royale du Canada (RBC) ou sa filiale iGate à embaucher des travailleurs étrangers temporaires pour remplacer les employés existants.

S'exprimant par voie de communiqué, le directeur national du syndicat, Ken Neumann, a indiqué que les Métallos avaient demandé à la Cour fédérale de se pencher sur la question.

Le syndicat dit vouloir protéger la sécurité d'emploi de ses membres et de l'ensemble des travailleurs du pays, et envisage obtenir des éclaircissements sur la façon dont le gouvernement aurait contourné la loi en «omettant de s'assurer» que les conditions d'embauche des travailleurs temporaires ont été respectées.

Aux dires des Métallos, la loi fédérale sur l'embauche des travailleurs étrangers temporaires n'a pas été respectée dans le cadre de la demande faite par RBC ou iGate de faire appel à de tels travailleurs pour leurs activités.

La loi exige que ces travailleurs soient embauchés uniquement en cas de nécessité, pour «résorber une pénurie de main-d'œuvre» ou si l'embauche «est susceptible d'avoir des effets positifs ou neutres sur le marché du travail canadien».

Le regroupement syndical demande ainsi à la Cour fédérale de rejeter la décision d'autorisation d'embauche, en plus d'empêcher la RBC ou iGate d'embaucher d'autres travailleurs jusqu'à ce qu'une décision judiciaire soit rendue.

Par ailleurs, M. Neumann affirme que les travailleurs étrangers temporaires, une fois au pays, ont très peu de chances d'y demeurer, et ne disposent de pratiquement aucune solution en vue de demander une résidence permanente ou la citoyenneté.

Le Syndicat des Métallos représente plus de 200 000 membres au Canada travaillant dans plus de 2500 lieux de travail couvrant pratiquement tous les secteurs et toutes les régions du pays. Il représente aussi des centaines de travailleurs employés par des banques à charte canadiennes, y compris un grand nombre travaillant dans des centres d'appel.

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