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Syrie: "preuves solides" de l'utilisation d'armes chimiques (diplomates à l'ONU)

11/04/2013 08:08 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Les pays occidentaux ont des "preuves solides" que des armes chimiques ont été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien, ont indiqué jeudi des diplomates à l'ONU.

Le gouvernement syrien et l'opposition armée s'accusent mutuellement d'avoir employé des armes chimiques dans la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis mars 2011.

Damas a déposé le 20 mars une requête officielle pour une enquête de l'ONU, qui avait été annoncée par le secrétaire général Ban Ki-moon dès le lendemain.

Mais les autorités syriennes ont refusé cette semaine l'accès à leur territoire aux membres de la mission des Nations unies, Ban Ki-moon ayant souligné que "toutes les allégations" feraient l'objet d'enquêtes.

"Nous avons des preuves solides" de l'utilisation d'armes chimiques, a affirmé jeudi devant des journalistes un diplomate occidental.

"Il y a plusieurs exemples dans lesquels nous sommes complètement sûrs que des obus chimiques ont été utilisés de façon sporadique", a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Un autre diplomate du Conseil de sécurité de l'ONU a également confirmé que des preuves "très convaincantes" ont été envoyées au secrétaire général Ban Ki-moon pour soutenir les accusations à l'encontre du régime de Bachar al-Assad.

La Grande-Bretagne et la France ont soumis des informations aux Nations unies concernant les allégations selon lesquelles les forces gouvernementales ont utilisé des armes chimiques face aux rebelles, notamment dans la ville de Homs le 23 décembre.

"Il est regrettable que le gouvernement syrien ait rejeté mon offre de mener une enquête" sur place, a déclaré Ban Ki-moon jeudi après sa rencontre à Washington avec le président américain Barack Obama.

M. Ban a demandé un accès "sans entraves" à toute la Syrie avant d'envoyer la mission sur place. Les membres de l'équipe "sont maintenant prêts. Ils peuvent être déployés à tout moment très vite; il s'agit d'un appel urgent" à Damas, a-t-il ajouté.

tw/sam/are

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