POLITIQUE

La nomination de Simard n'a rien à voir avec la couleur politique, dit Marceau

11/04/2013 01:36 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - La nomination de l'ex-ministre péquiste Sylvain Simard à la Société des alcools (SAQ) n'a rien à voir avec la «couleur politique», a déclaré jeudi le ministre des Finances, Nicolas Marceau.

En Chambre, les partis de l'opposition ont critiqué le caractère partisan de la nomination de M. Simard à la présidence du conseil d'administration de la SAQ, une décision prise mercredi par le conseil des ministres.

M. Marceau a défendu les compétences de son ancien collègue, qui a choisi de ne pas se représenter aux élections de septembre dernier. Il a aussi fait valoir l'indépendance d'esprit de M. Simard.

«On ne lui dit pas facilement quoi faire, je pense que tout le monde le sait ici, a-t-il dit. C'est quelqu'un, donc, qui est là pour les bonnes raisons, c'est quelqu'un qui est compétent.»

Selon M. Marceau, le choix de M. Simard n'est donc pas lié à son appartenance au PQ.

«La couleur politique n'a rien à voir là-dedans et la couleur politique, ça ne disqualifie pas une personne», a-t-il dit.

Le ministre a minimisé les avantages financiers liés à cette nomination en affirmant que l'ex-ministre touchera moins de 18 000 $ par année en présidant les réunions des administrateurs de la société d'État.

La députée libérale Lise Thériault a accusé le gouvernement de multiplier les nominations partisanes depuis leur accession au pouvoir.

«Ce n'est pas compliqué, c'est un péquiste, une job, une job, un péquiste, jusqu'à épuisement des stocks», a-t-elle dit.

Le député Christian Dubé, de la Coalition avenir Québec, a soutenu que le Parti québécois avait précipité le départ du prédécesseur de M. Simard, Norman Hébert.

Selon M. Dubé, rien ne laissait présager qu'il quitterait ses fonctions avant l'annonce de la nomination de l'ancien ministre péquiste pour le remplacer.

«À moins que le ministre des Finances nous dise qu'il y a une grave crise à la SAQ, cette décision nous apparaît précipitée et cultive le cynisme des Québécois, qui en ont assez des nominations partisanes», a-t-il dit.

M. Marceau a soutenu qu'après l'arrivée au pouvoir des péquistes en septembre, M. Hébert avait exprimé son désir de quitter ses fonctions de président du conseil d'administration.

«Au moment de notre arrivée, il a fait savoir qu'il envisageait de quitter, pour aller s'occuper de son entreprise, a-t-il dit. Donc il nous avait fait part de son intention de passer à autre chose.»

Émettant des doutes sur le processus de sélection qui a mené au choix de M. Simard, le député caquiste a affirmé qu'il reviendra sur les raisons du départ de M. Hébert.

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