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Quatre nouveaux prisonniers politiques libérés, selon l'opposition

11/04/2013 11:28 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Quatre opposants soudanais ont été libérés jeudi à Khartoum, a annoncé leur parti, ce qui porte à onze le nombre de prisonniers politiques relâchés depuis l'annonce d'une amnistie présidentielle le 1er avril.

Les quatre prisonniers étaient détenus depuis huit ans après avoir été condamnés à 15 ans de prison pour complot en vue d'un "coup" d'Etat remontant à 2003, a affirmé le parti islamiste du Congrès Populaire (CP) de Hassan Tourabi.

"Ils ont été libérés aujourd'hui, après avoir passé 103 mois en prison", a déclaré Kamal Omer, chef des affaires politiques du parti.

Les quatre opposants avaient été remis en liberté il y a deux mois après une mesure séparée de libération, décidée par le président Omar el-Béchir, mais ils avaient été arrêtées à nouveau par les services de renseignements, a précisé M. Omer. Il s'agit de Moussa Eshag, Ibrahim Adam, Ali Ahmed et Abdelhalim Adam.

M. Omer a déploré qu'un cinquième militant, incarcéré dans la même affaire, n'ait pas été libéré, de même que des prisonniers originaires des zones de guerre, le sud-Kordofan, le Nil Bleu et le Darfour.

Farouk Abou Issa, qui dirige la coalition d'une vingtaine de partis d'opposition, dont le CP, a déclaré que des centaines de personnes étaient toujours détenues.

Le président Béchir a annoncé le 1er avril la libération de tous les prisonniers politiques, "y compris ceux qui ont pris les armes", dans le cadre de la recherche d'un dialogue politique élargi. Mais seuls 11 ont été libérés depuis cette annonce.

Hassan Tourabi est considéré comme l'éminence grise derrière le coup d'Etat qui a porté au pouvoir Omar el-Béchir en 1989. Mais dix ans plus tard, M. Tourabi est devenu l'un des opposants les plus virulents au chef de l'Etat et a été placé en détention à plusieurs reprises.

M. Béchir est attendu vendredi à Juba pour sa première visite depuis l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011. L'application d'accords économiques et de sécurité devraient figurer à l'ordre du jour. En matière de sécurité, Khartoum cherche à couper l'herbe sous le pied des rebelles qui sévissent toujours dans le pays en particulier sur sa frontière méridionale, avec le Soudan du Sud.

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