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Pyongyang capable de lancer des missiles nucléaires, selon un élu américain

11/04/2013 03:48 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Le renseignement militaire américain juge que la Corée du Nord pourrait être en mesure de fixer une tête nucléaire sur un missile balistiques, a affirmé jeudi un membre de la chambre des Représentants.

Le consensus des experts sur les capacités nucléaires nord-coréennes est que Pyongyang, qui a procédé à trois essais nucléaires, n'est pas à ce stade à un stade de miniaturisation de ces armes nucléaires permettant de les fixer sur un missile.

Mais jeudi, lors d'une audition du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et du plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, un représentant républicain du Colorado, Doug Lamborn, a dévoilé un rapport du renseignement militaire américain, la Defense Intelligence Agency (DIA), suggérant le contraire.

"La DIA estime avec une assurance modérée que le Nord dispose d'armes nucléaires qui peuvent être fixées sur des missiles balistiques. Cependant leur fiabilité sera faible", a déclaré l'élu, citant ce rapport selon lui "terminé le mois dernier".

Cette étude est classifiée mais ses conclusions ne le sont pas même si elles n'ont pas été rendues publiques, a-t-il plaidé.

"Je ne l'ai pas vu et comme vous dites, il n'a pas été rendu public, donc je ne souhaite pas le commenter", a affirmé le chef d'état-major interarmées, Martin Dempsey, qui était interrogé par l'élu sur ce rapport.

Sollicités par l'AFP, la DIA et le Pentagone n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

Interrogé de son côté sur les capacités balistiques nord-coréennes, le chef du Pentagone Chuck Hagel a pour sa part soutenu que Pyongyang n'avait pas la capacité de frapper le territoire américain.

La Corée du Nord a déployé sur sa côte orientale deux missiles Musudan d'une portée théorique de 4.000 kilomètres mais jamais testés. Leur tir éventuel pourrait survenir autour du 15 avril, ou coïncider avec la visite à Séoul prévue vendredi du secrétaire d'Etat américain John Kerry et du secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.

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