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Le pétrole recule légèrement à New York, un marché inquiet pour la demande

11/04/2013 09:32 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en légère baisse jeudi à New York, peu après l'ouverture, tirés à la baisse par des craintes sur la demande mondiale de brut, mais soutenus par un climat acheteur sur les marchés financiers.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai cédait 50 cents à 94,14 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Un rapport de l'AIE a conforté la tendance à la révision en baisse de la demande de brut dans le monde, après les chiffres de l'OPEP (l'0rganisation des pays exportateurs de pétrole) et de l'EIA", le département américain de l'Energie, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

L'Agence internationale de l'énergie a très légèrement baissé jeudi sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2013, avec un ajustement de 45.000 barils par jour de moins que dans ses prévisions du mois dernier, en raison d'une économie mondiale toujours au ralenti.

"La faiblesse de la demande européenne, qui devrait tomber à des niveaux comparables avec les années 1980" en 2013, avec une consommation attendue à 14,1 millions de barils par jour (mbj), "pèsent particulièrement", a relevé M. Smith.

Plus globalement, la demande a été "exceptionnellement faible" au sein des pays de l'OCDE, a souligné l'AIE.

"Le marché reste en situation de surplus" de l'offre par rapport à la demande, ont résumé les analystes de Commerzbank, ce qui pèse sur les prix du brut.

Mais le recul du marché de l'or noir restait limité par l'humeur "généralement haussière des marchés financiers", au lendemain de nouveaux records historiques atteints par les deux grands indices de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average et l'indice élargi S&P 500, a ajouté M. Smith.

La forte baisse des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis dans les premiers jours d'avril, qui a effacé une bonne partie de leur hausse des trois semaines précédentes, a également donné un coup de pouce aux prix.

D'autre part, si le ministère de l'Energie américain a fait part la veille d'un nouveau gonflement des stocks, à un nouveau plus haut depuis le dernier sommet de juillet 1990, à 388,9 millions de barils, "ils sont restés inférieurs à ce que certains analystes avaient redouté", a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

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