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Le pétrole finit en nette baisse à New York, plombé par la demande

11/04/2013 03:21 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse jeudi à New York, plombés par des craintes sur la demande de brut dans le monde.

Le baril de référence pour livraison en mai a cédé 1,13 dollar à 93,51 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Un rapport de l'AIE (Agence internationale de l'énergie, ndlr) a conforté une tendance à réviser à la baisse la demande de brut dans le monde, après les chiffres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de l'EIA", l'agence d'information américaine sur l'Energie, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

L'AIE a très légèrement baissé jeudi sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2013, avec un ajustement de 45.000 barils par jour de moins que dans ses prévisions du mois dernier, invoquant une économie mondiale toujours au ralenti.

"La faiblesse de la demande européenne, qui devrait tomber à des niveaux comparables à ceux des années 1980" en 2013, avec une consommation attendue à 14,1 millions de barils par jour, "pèse particulièrement", a relevé M. Smith.

Plus globalement, la demande a été "exceptionnellement faible" au sein des pays de l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, a souligné l'AIE.

"Le marché reste en situation de surplus" d'offre, ont résumé les analystes de Commerzbank.

Le recul des cours a été limité par l'humeur "généralement haussière des marchés financiers", au lendemain de nouveaux records historiques à Wall Street, a ajouté M. Smith.

La forte baisse des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis dans les premiers jours d'avril, qui a effacé une bonne partie de leur hausse des trois semaines précédentes, a également donné un léger coup de pouce aux prix.

Mais "les courtiers continuent de digérer les chiffres des stocks pétroliers" diffusés mercredi par le ministère américain de l'Energie.

"Le marché, qui était agité par des craintes sur l'approvisionnement en essence" dans le pays alors qu'une série de problèmes logistiques ont empêché récemment un bon fonctionnement des raffineries, "a été soulagé par la hausse surprise des réserves", a souligné John Kilduff, de Again Capital. "Cela a fait baisser les prix".

Ces stocks ont augmenté de 1,7 million de barils à 222,4 millions de barils, au cours de la semaine achevée le 5 avril, surprenant les experts qui tablaient sur une baisse.

Les stocks de brut ont, eux, atteint un nouveau plus haut depuis le dernier sommet de juillet 1990, à 388,9 millions de barils, mais "ils sont restés inférieurs à ce que certains analystes avaient redouté", a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

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