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Le gouvernement Marois plie sur les mesures qu'il voulait imposer aux CPE

11/04/2013 05:25 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - Le gouvernement Marois a abandonné sa demande la plus controversée et est parvenu jeudi à conclure une entente avec les Centres de la petite enfance (CPE) pour récupérer une trentaine de millions de dollars.

À l'origine, le Parti québécois au pouvoir exigeait plus de 56 millions $ de compressions à l'ensemble du réseau des garderies subventionnées pour l'aider à atteindre l'équilibre budgétaire. La ministre de la Famille, Nicole Léger, voulait notamment abaisser le financement à un ratio d'une éducatrice pour 10 enfants.

Mais finalement, devant le tollé de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et des syndicats, la ministre a fait marche arrière. Le ratio demeurera à une éducatrice par huit enfants et la ministre puisera dans les surplus de 222 millions $ accumulés par les CPE pour boucler son budget.

Au lieu de prélever 7 millions $ dans les surplus comme cela était initialement prévu, Québec se servira à hauteur de 31 millions $.

En conférence de presse, jeudi, Mme Léger s'est targuée de pouvoir respecter ainsi malgré tout son objectif de 56 millions $ de compressions.

«J'ai toujours dit que j'étais disponible et ouverte, dans ce dialogue, à des aménagements différents. L'important, c'est que l'effort budgétaire soit là», a-t-elle déclaré.

Mme Léger ira chercher 10 millions $ du montant requis à même son ministère. Mais pour la partie qui doit être assumée par les garderies privées subventionnées, soit 14,9 millions $, les discussions se poursuivent.

Du reste, l'entente conclue tard jeudi après-midi n'est valide que pour cette année et un autre exercice de négociation est à prévoir l'an prochain. Les parties ont toutefois convenu de relancer d'ici là un chantier sur le financement.

Pour l'AQCPE, l'entente est un compromis acceptable.

Selon le directeur général, Louis Senécal, les CPE préféraient nettement puiser dans les surplus plutôt que de mettre à risque le mode de financement du réseau.

«À choisir entre les deux mesures, c'était évident qu'aller chercher dans les surplus était beaucoup moins douloureux, n'étant pas une mesure récurrente, et cet argent était là depuis un certain temps dans plusieurs cas», a-t-il expliqué.

Environ 20 pour cent des établissements du réseau fourniront l'effort financier.

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