NOUVELLES

La RBC fait son mea-culpa

11/04/2013 02:06 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

Le PDG de la Banque Royale du Canada s'excuse auprès d'un groupe de techniciens qui perdront bientôt leur emploi pour être remplacés par les employés d'un sous-traitant indien.

La quarantaine d'employés touchés à Toronto ont dénoncé la situation, ce qui a déclenché un mouvement de boycottage de la Banque.

Dans une lettre qui sera publiée vendredi dans les journaux, Gordon Nixon, écrit que la RBC a à coeur de répondre aux attentes de ses employés, ses clients, ses actionnaires et des Canadiens.

Il assure que la multinationale est à l'écoute des Canadiens et promet que tous les techniciens qui perdent leur poste recevront une offre pour un emploi équivalent à la Banque.

La RBC ne fait cependant pas marche arrière. En début de semaine, Gordon Nixon avait admis avoir une entente avec le sous-traitant indien iGATE.

Des travailleurs indiens sont présentement dans les bureaux de la Banque Royale à Toronto. M. Nixon a cependant promis que la majorité d'entre eux serait de retour dans leur pays d'ici la fin du mois d'avril.

Internautes insatisfaits

Dans les médias sociaux, plusieurs ont réagi quelques minutes après la publication de la lettre.

« Des excuses! C'est seulement parce qu'ils se sont fait prendre », écrit un internaute sur la page Facebook du groupe Boycott RBC.

« Ils n'en ont pas fini. Ils doivent encore faire face à l'enquête fédérale sur l'emploi de travailleurs immigrants temporaires, » ajoute une autre membre du groupe.

Les Métallos contre-attaquent

Jeudi, le Syndicat des Métallos a annoncé qu'il entamait une contestation judiciare de la décision du gouvernement fédéral d'autoriser la Banque Royale et son sous-traitant iGate à embaucher des travailleurs étrangers temporaires.

Le syndicat dit vouloir protéger la sécurité d'emploi de ses membres et de l'ensemble des travailleurs du pays, et envisage obtenir des éclaircissements sur la façon dont le gouvernement aurait contourné la loi en « omettant de s'assurer » que les conditions d'embauche des travailleurs temporaires ont été respectées.

Les Métallos croient que la loi sur l'embauche de travailleurs étrangers n'a pas été respectée.

PLUS:rc