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La Corée du Nord laisse entendre qu'elle lancera bientôt un missile

11/04/2013 07:46 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

PYONGYANG, Corée du Nord - La Corée du Nord a proféré de nouvelles menaces de guerre jeudi, soutenant qu'elle était prête à frapper. Séoul et Washington ont avancé que Pyongyang s'apprêtait à tester un missile capable d'atteindre l'île de Guam, un territoire américain situé dans l'océan Pacifique.

Ces déclarations surviennent alors que de nouveaux renseignements recueillis par les États-Unis montrent que le régime nord-coréen est probablement en mesure, maintenant, de doter ses missiles d'ogives nucléaires.

Dans les rues de Pyongyang, l'atmosphère était toutefois à la fête jeudi à l'occasion de l'anniversaire de la nomination du leader Kim Jong-un à la tête du parti politique du pays, l'un des nombreux titres dont il a hérités dans les mois qui ont suivi la mort de son père, Kim Jong-il, en décembre 2011.

Pendant ce temps à Londres, les ministres des Affaires étrangères du G8 ont critiqué la Corée du Nord pour ses «propos agressifs» et l'ont prévenue que ce genre de langage ne ferait que l'isoler davantage.

Dans un communiqué, les ministres ont affirmé que les «actes provocateurs» de Pyongyang, incluant le lancement d'une roquette à longue portée en décembre et un essai nucléaire souterrain en février, «mettaient sérieusement en danger la stabilité de la région et constituaient une menace pour la paix et la sécurité mondiales».

À Séoul, le ministre sud-coréen de l'Unification, Ryoo Kihl-jae, a invité la Corée du Nord à reprendre le dialogue et à revenir sur sa décision de retirer ses travailleurs d'un complexe industriel commun situé juste au nord de la frontière entre les deux Corées, un geste qui a forcé les manufactures à suspendre leurs activités.

«Nous encourageons fortement la Corée du Nord à ne pas aggraver la crise sur la péninsule coréenne», a déclaré M. Ryoo.

Dans un rapport dévoilé jeudi lors d'une audience publique à Washington, le service de renseignement du département américain de la Défense a révélé que Pyongyang avait possiblement la capacité à l'heure actuelle de fabriquer des missiles nucléaires mais que ces derniers n'étaient sans doute pas très fiables.

Le président Barack Obama a prévenu le régime nord-coréen que son administration prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens des États-Unis. Il a exhorté la Corée du Nord à mettre fin à ses menaces d'attaques nucléaires, soutenant que le temps était venu pour le pays d'abandonner son approche agressive et de faire baisser la tension.

«Personne ne veut d'un conflit sur la péninsule coréenne», a affirmé M. Obama depuis le Bureau ovale, où il était accompagné par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, se rendra à Séoul vendredi afin de discuter avec des représentants du gouvernement sud-coréen avant de se diriger vers la Chine.

«Si quelqu'un a de l'influence sur les Nord-Coréens, c'est bien la Chine», a assuré jeudi le directeur du service de renseignement américain, James Clapper.

«Et d'après nos informations, la Chine elle-même est plutôt mécontente du comportement et de la rhétorique belliqueuse de Kim Jong-un.»

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