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La Banque royale du Canada qui voulait recruter en Inde fait machine arrière

11/04/2013 04:29 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

La Banque royale du Canada (RBC), première institution financière du pays, a présenté jeudi ses excuses à ses salariés locaux qui avaient perdu leur emploi au profit d'intérimaires recrutés en Inde, et promis de les réembaucher.

Le président et chef de la direction de la RBC, Gord Nixon, l'a fait dans une lettre ouverte, publiée cinq jours après la révélation de l'affaire par la télévision publique anglophone CBC, qui avait fait beaucoup de bruit, en dépit du petit nombre --quelques dizaines, d'après les médias-- de personnes touchées.

Relevant qu'"aucune entreprise ne souhaite" recevoir ce genre d'attention des médias, M. Nixon estime toutefois que ses actions sont légales.

Mais, poursuit-il, "pour de nombreuses personnes, il ne s'agit pas simplement de respecter la réglementation, mais de répondre aux attentes de nos employés, de nos clients, de nos actionnaires et des Canadiens à l'égard de RBC".

Evoquant les employés touchés, il ajoute: "Nous aurions dû faire preuve de plus d'attention et offrir une aide plus importante. Nous leur offrirons à tous un emploi équivalent à la Banque".

Proclamant la volonté de la RBC d'être "à la fois une entreprise qui réussit sur le plan commercial et une entreprise citoyenne de premier plan", il s'engage aussi à ce que les centres d'appel de RBC restent au Canada, alors qu'auparavant il était question de les délocaliser.

Le chef du NPD (gauche, principal parti d'opposition), Thomas Mulcair, avait dénoncé lundi l'attitude de la banque consistant à faire appel à un sous-traitant multinational basé en Inde, la société iGATE.

Il avait sommé le gouvernement de se pencher sur le programme d'immigration en cause, qui permet de faire venir des travailleurs étrangers pour remédier à des situations de pénurie de main-d'oeuvre, rappelant que "plus d'un million et demi de Canadiens cherchent du travail".

via/jl/are

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