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Chimiothérapie: la première ministre ontarienne ne blâme personne

11/04/2013 06:34 EDT | Actualisé 11/06/2013 05:12 EDT

TORONTO - La première ministre ontarienne Kathleen Wynne s'est engagée jeudi à corriger les problèmes qui ont mené à l'utilisation de médicaments trop faibles lors de séances de chimiothérapie offertes à des patients dans deux provinces, mais elle n'ira pas jusqu'à demander aux hôpitaux ontariens d'en revenir au mélange de remèdes par eux-mêmes.

Mme Wynne a admis qu'il existait des lacunes dans la surveillance de compagnies comme Machese Hospital Solutions, qui était sous contrat pour préparer des médicaments contre le cancer au profit de quatre hôpitaux en Ontario et d'un autre au Nouveau-Brunswick.

Santé Canada et l'Ordre des pharmaciens de l'Ontario oeuvrent à corriger ces lacunes, a-t-elle dit, avant d'ajouter que l'ordre est prêt à effectuer une surveillance des nouvelles usines, comme Marchese.

La première ministre estime toutefois que l'heure n'est pas à l'attribution de blâmes.

L'Ordre supervise déjà les pharmaciens, incluant ceux qui pourraient avoir travaillé pour Marchese, mais leurs pouvoirs pourraient être élargis pour leur donner une autorité complète sur les installations.

Il s'agissait d'une zone grise en matière de juridiction, l'Ordre et Santé Canada étant incapables de s'entendre pour déterminer qui était responsable de l'usine.

Santé Canada a argué que si Marchese effectuait des manipulations qui étaient habituellement effectuées dans des hôpitaux — comme le mélange de médicaments —, cela tomberait sous le coup de la juridiction provinciale.

La crise a également soulevé des questions quant à savoir si la privatisation des soins de santé était allée trop loin.

Aux dires de la porte-parole néo-démocrate en matière de santé France Gélinas, le gouvernement a «dormi au gaz».

«[L'État] n'a jamais examiné l'identité des compagnies qui reprenaient ces tâches pour s'assurer que le niveau de surveillance et de qualité connu auparavant avait suivi. Le travail a été transféré, pas la surveillance», a-t-elle déclaré.

Un expert du secteur pharmaceutique, Jake Thiessen, évaluera le système de médicaments anti-cancer de la province, a assuré la ministre de la Santé, Deb Matthews.

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