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Wozniak absente, Bouchard sera encore le chef de file du Canada en Fed Cup

10/04/2013 10:50 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il n'y a jamais de bons moments pour les blessures, mais pour l'équipe canadienne de la Fed Cup, l'absence d'Aleksandra Wozniak pourrait avoir un impact relativement mineur puisqu'elle coïncide avec l'ascension d'Eugenie Bouchard.

En raison de l'inactivité de Wozniak, qui tente toujours de se remettre d'un mal persistant à l'épaule, Bouchard va se retrouver propulsée au rang de chef de file du Canada, les 20 et 21 avril, lors de l'affrontement de la Fed Cup contre l'Ukraine qui se déroulera à l'intérieur et sur terre battue à Kiev.

Le vainqueur de ce duel se joindra à un groupe de huit pays qui feront partie du Groupe mondial II en 2014. Le Canada tentera d'accéder à ce niveau pour la première fois depuis 2011.

Le capitaine de l'équipe canadienne, Sylvain Bruneau, est toutefois optimiste et c'est en bonne partie en raison des succès de plus en plus convaincants de Bouchard, qui vient de percer le top-100 mondial en se hissant au 95e rang.

«L'Ukraine est une bonne équipe, les classements se ressemblent avec ceux du Canada, donc je dirais que c'est un duel assez égal et nos chances sont très bonnes. Malgré l'absence d'Aleksandra, je suis très confiant», a indiqué Bruneau en conférence téléphonique, mercredi, après avoir annoncé que Bouchard avait été sélectionnée en compagnie de la Lavalloise Stéphanie Dubois ainsi que des Ontariennes Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman pour affronter l'Ukraine.

«Aleksandra est une joueuse qui adore jouer en Coupe Fed. C'est sûr que sa présence aurait été un plus pour nous, a reconnu Bruneau en parlant de la Blainvilloise, qui est présentement 61e au monde. Mais c'est la réalité d'une compétition par équipe, une joueuse manque parfois à l'appel et tu essaies de faire sans... On a quand même de la profondeur.»

Bruneau s'appuie sur le fait qu'il misera la semaine prochaine sur le même quatuor qui a amené le Canada à ce stade de la compétition. En février dernier en Colombie, l'équipe canadienne a signé trois victoires lors d'un tournoi à la ronde et battu le Brésil en finale.

«La chance dans notre malchance, c'est qu'Aleksandra n'était pas en Colombie non plus, donc Eugenie a évolué comme joueuse no 1, alors il y a un apprentissage qui s'est vécu et qu'on va transporter en Ukraine», a noté Bruneau.

Malgré ses 19 ans seulement, Bouchard s'est dit apte à accepter de nouveau la pression qui accompagne le fait d'être la joueuse canadienne la mieux classée.

«J'ai vécu la même expérience en Colombie, alors je me sens prête, a-t-elle indiqué. Comme en Colombie, on ne sera pas à domicile alors la foule sera contre nous, mais on sait qu'on peut gagner malgré ça.

«J'ai également disputé les simples contre les no 1 de chacune des équipes adverses en Colombie, et je vais faire la même chose encore, a par ailleurs souligné la Québécoise de Westmount. Et notre équipe de double a gagné contre le Brésil, alors c'est là un atout pour notre confiance.»

«Je pense qu'on va avoir une Eugenie à son meilleur en Ukraine», a dit Bruneau de celle qui a déjà disputé quatre tournois sur terre battue cette année, outre le tournoi de la Fed Cup en Colombie.

Bruneau a indiqué que c'est seulement la semaine prochaine, pendant le camp d'entraînement de l'équipe canadienne en Ukraine, qu'il décidera en compagnie de l'entraîneur Simon Larose qui sera désignée la deuxième joueuse de simple pour le Canada.

Ce rôle est revenu à Fichman en Colombie, et celle-ci a aussi disputé le double avec Dabrowski.

«Mais ce ne sera pas nécessairement la même chose cette fois-ci», a noté Bruneau, en n'excluant pas la possibilité que Bouchard dispute le double.

«On va utiliser la semaine d'entraînement (en Ukraine) pour voir comment tout le monde évolue sur la terre battue et le court couvert, et ensuite on prendra une décision.»

L'Ukraine n'avait pas encore annoncé sa formation, mercredi, mais il faut s'attendre à ce que les deux joueuses de simple soient Lesia Tsurenko, 70e joueuse mondiale, et Elina Svitolina, 90e.

La première a un jeu plus «offensif» et la deuxième, plus «défensif», a noté Bruneau.

«Dans les deux cas, ce sera important que la joueuse canadienne implante bien son jeu», a-t-il souligné.

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