DIVERTISSEMENT

Sortie du roman « J'adore Paris » d'Isabelle Laflèche : élégance, suspense et intelligence

10/04/2013 09:58 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

Après avoir vendu plus de 33 000 copies de son premier roman, J’adore New York, au Québec, au Canada et en Allemagne (des versions pour la Pologne et la République tchèque sont également en préparation), Isabelle Laflèche revient en force avec son deuxième roman, J’adore Paris, et le Carnet d’une romancière à Paris, un recueil d’adresses parisiennes (restaurants, cafés, hôtels et boutiques) associées aux grands écrivains de l’histoire.

Dans J’adore New York, Catherine Lambert a survécu à l’univers impitoyable des avocats de New York, réussi à faire emprisonner son ex-amoureux fraudeur et quitté Manhattan au profit de la Ville Lumière. Au cours des 430 pages de cette suite fort attendue, la jeune femme tentera de s’adapter à la cohabitation avec Antoine, son amoureux et ancien collègue, en plus de relever une série de défis inattendus à titre de directrice de la protection intellectuelle chez Dior. L’avocate et son fidèle assistant Rikash découvriront l’envers du décor de l’industrie de la mode et participeront à des rafles policières contre les vendeurs de produits contrefaits dans les rues de Shanghai, New York et Paris.

Paris, la belle

Pour Isabelle Laflèche, Paris est synonyme de féminité, raffinement, gourmandise, histoire et art de vivre. « La ville dégage quelque chose de beau et de léger. Quand le soleil frappe sur les bâtiments blancs et rose pâle, la lumière se reflète un peu partout. L’architecture des ponts et des monuments est plus féminine également. C’est très différent de New York, où l’atmosphère est imprégnée d’une pulsion qui pousse au succès à tout prix, avec une énergie masculine, des rues carrées, de grandes tours et un look plus sombre. »

Afin que les lecteurs voient la ville à travers ses mots, l’écrivaine a loué un appartement dans St-Germain des Prés pendant quelques semaines pour archiver les lieux dans sa mémoire. « Je voulais rendre la ville dans le fin détail. Je suis très visuelle et j’aime voir ce que j’écris, que ce soit pour les lieux ou les vêtements. Je crois que la façon de s’habiller en dit long sur notre personnalité, et c’est une autre façon de décrire mes personnages. J’ai toujours été passionnée de vêtements et de mode. J’ai d’ailleurs pris la peine d’acheter plusieurs revues comme le Marie-Claire ou le Vogue français pour faire mes recherches. J’ai une grosse pile à la maison. »

Une écrivaine tendance

À l’image de son personnage principal, Laflèche n’est pas du genre à se frapper aux murs des conventions vestimentaires des villes où elle habite. « Dans certains quartiers de Paris, c’est très bon chic bon genre, avec une prédominance des couleurs sobres, de gris, de bleu et de taupe. En Amérique du Nord, c’est très différent. À New York par exemple, on remarque l’individualité d’une personne, mais sans la juger sévèrement. » Elle admet toutefois que le regard des autres ne l’a jamais dérangé. « J’adore mélanger le classique et le moderne, le chic et le casual. Les couleurs sont très importantes pour moi. Plus mes vêtements sont colorés, mieux je me sens. Ça met de la joie dans ma vie. Si les autres n’aiment pas ça, tant pis pour eux. »

Même si elle a délaissé son métier d’avocate au profit de sa passion pour l’écriture, l’auteure du blogue Une romancière à la mode du site du Clin d’œil n’a pas eu à délaisser son amour pour les fringues. « J’achète moins et moins cher, mais la mode ne fait pas moins partie de ma vie depuis que je me dédis complètement à l’écriture. Étant donné que je m’enferme dans le fin fond de la campagne en Estrie lorsque je veux écrire, ça fait du bien à mon budget. Je ne peux rien acheter là-bas. »

Suspense, criminels et propriété intellectuelle

Avec J’adore Paris, Isabelle Laflèche continue de démystifier l’univers des avocats en levant le voile sur les notions de propriété intellectuelle dans le domaine de la mode. « J’ai rencontré plusieurs avocates spécialisées dans le domaine à New York et Paris pour mes recherches et j’ai pris la décision de ne plus jamais acheter de faux. Non seulement la contrefaçon peut avoir des impacts dommageables sur l’économie et impliquer des enfants qui travaillent dans des conditions atroces, mais c’est une industrie qui subventionne le commerce de drogue, la mafia, le trafic d’enfants et le terrorisme. Sans compter les effets néfastes pour la santé des faux parfums fabriqués avec de l’antigel et des traces d’urine. »

Le deuxième roman de l’écrivaine critique également l’utilisation des mannequins, leur jeunesse, leur extrême minceur et l’hypersexualisation de leur métier. « J’essaie d’avoir plusieurs niveaux dans mon écriture. Pour accompagner le léger et le pétillant de l’histoire, j’aime passer une forme de message sur la société. Dans le premier roman, j’abordais la façon dont on traite les femmes et les minorités dans certains milieux. Cette fois-ci, j’avais envie de montrer que tout n’est pas rose en mode. Je crois encore que c’est une industrie qui nous vend un rêve dont nous avons besoin, mais je pense qu’il faut conscientiser les gens sur l’envers de la médaille. »

Alors que son deuxième roman sort en librairie le 10 avril et que son carnet d’adresses suivra à l'automne, Isabelle Laflèche a déjà écrit le tiers du troisième volet des aventures de Catherine Lambert.

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