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Réchauffement climatique: des multinationales appellent Washington à agir

10/04/2013 02:56 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT
Getty File
To go with China-Environment-Climate-Rivers by Robert Saiget Ice melts in the source region of China's Yellow River outside of Maduo on the Qinghai-Tibet plateau, known as the 'Roof of the World', on April 19, 2010, in northwestern Qinghai province. Global warming and environmental degradation on the Qinghai-Tibet plateau are cutting into water resources for Asia's mightiest rivers including the Yangtze, Yellow and Mekong, experts say, as melting glaciers and permafrost along the mountain ranges are leading to erosion of the plateau's grasslands and wetlands. AFP PHOTO/Frederic J. BROWN (Photo credit should read FREDERIC J. BROWN/AFP/Getty Images)

Une trentaine de grandes entreprises ont appelé mercredi Washington à mettre en place une législation pour lutter contre le réchauffement climatique, assurant que cette question était capitale pour leurs affaires.

Dans cet appel, 33 groupes, parmi lesquels eBay, Intel, Starbucks, Adidas, Nike, The North Face ou Timberland, font du réchauffement climatique une menace nécessitant une réponse coordonnée.

"Nous ne pouvons pas risquer l'avenir de nos enfants sur le faux espoir que la grande majorité des scientifiques ont tort", déclarent-ils dans un communiqué. Agir contre le changement climatique est essentiel pour les Etats-Unis "pour maintenir notre niveau de vie et rester une vraie superpuissance dans un monde compétitif", ajoutent-ils.

Soulignant qu'eux-mêmes avaient mis en oeuvre de leur côté des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, ces groupes militent pour la mise en place de mesures similaires au niveau national, pour protéger les ressources naturelles et rendre équitables les règles du jeu pour tous les acteurs économiques.

Le président américain Barack Obama a fait de la question climatique une des priorités de son second mandat, appelant notamment le Congrès à "faire plus" lors de son discours sur l'état de l'Union, en février, et avertissant qu'en l'absence d'avancées significatives sur le sujet, il procéderait par décrets.

La plupart des élus républicains, soutenus par des groupes de pression d'industriels, s'opposent à une telle législation, arguant qu'elle serait trop coûteuse. Certains d'entre eux remettant par ailleurs en cause les études scientifiques sur la question.

Une précédente tentative de Barack Obama de faire adopter une loi sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre s'était heurtée à l'opposition du Sénat en 2010.