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Québec confirme son appui à l'industrie sylvicole

10/04/2013 04:10 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

La ministre québécoise des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a profité de son discours au congrès de la Fédération québécoise des coopératives forestières mercredi pour confirmer son appui aux entreprises sylvicoles.

Le budget du programme de création d'emploi en forêt au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, plutôt que d'être réduit, augmente, passant de 12 à 15 millions de dollars.

Le budget de 166 millions de dollars directement accordé aux entreprises sylvicoles sera quant à lui majoré à 171 millions de dollars.

Pour soutenir la transition du débroussaillage aux travaux commerciaux, le montant alloué aux travaux de débroussaillage passe de 57 à 65 millions de dollars.

Pour ce qui est de la forêt privée, le budget de 28,5 millions de dollars est intégralement maintenu.

L'ensemble des activités en forêt publique et en forêt privée pour les travaux sylvicoles et l'aménagement de la forêt en 2013-2014 représente un investissement total de 254 millions de dollars.

Québec ajoute aussi une aide ponctuelle de 5 millions de dollars pour combler la fin du programme d'investissements sylvicoles en forêt privée.

Nouveau régime forestier

Par ailleurs, la ministre limite le pourcentage des contrats octroyés par appel d'offres, prévu dans le nouveau régime forestier, qui est entré en vigueur au Québec le 1er avril.

« Il était prévu que 25 % des contrats soient octroyés par appel d'offres. J'ai limité le pourcentage à 10 %. Il y aura donc 10 % des contrats octroyés par appel d'offres et 90 % des contrats qui seront de gré à gré », a-t-elle expliqué en conférence de presse. « À la fin de l'année, nous réévaluerons s'il est nécessaire d'augmenter au-delà du 10 % le pourcentage octroyé par appel d'offres », ajoute-t-elle.

Elle maintient également les certifications forestières aux usines pour trois ans et elle crée une table des partenaires du domaine forestier.

Martine Ouellet espère aussi pouvoir améliorer la prévisibilité, en annonçant deux ou trois ans à l'avance les besoins du ministère des Ressources naturelles, en fonction de l'évolution des forêts, pour permettre aux entrepreneurs d'avoir une meilleure planification de leurs travaux.

Le nouveau régime forestier inquiète industriels et syndicats. La possibilité qu'il fasse augmenter le prix du bois et empêche les usines de transformation d'être suffisamment approvisionnées en matière première fait craindre fermetures d'usines et pertes d'emplois.

En effet, la nouvelle réglementation ne garantit plus aux industriels la totalité de leurs besoins en approvisionnement, ce qui se faisait auparavant sous forme de contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier, les CAAF, en échange de redevances. 

Accueil positif de l'industrie

Le Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec (RESAM) se dit soulagé des mesures annoncées mercredi.

« L'état des finances publiques laissait présager des coupes importantes dans les investissements en forêt privée. Nous avons fait plusieurs représentations afin de sensibiliser les décideurs sur l'importance que jouait la forêt privée dans les communautés forestières. Nous avons l'impression que madame Ouellet nous a écoutés », affirme le président du RESAM, Rénald Bernier, dans un communiqué.

Ce dernier explique par ailleurs que même si l'on constate une diminution de 2 millions de dollars en investissement par rapport à l'an dernier, il devrait être possible de faire en sorte que tous les processus soient optimisés afin de pouvoir réaliser le même volume de travaux sur le terrain.

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