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Les membres de la Réserve fédérale veulent poursuivre les achats obligataires

10/04/2013 02:07 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Une majorité des décideurs de la Réserve fédérale des États-Unis veulent que la banque centrale poursuive ses achats obligataires pour aider à relancer l'économie au moins jusqu'au milieu de l'année, d'après le procès-verbal de sa dernière rencontre, dévoilé mercredi.

Mais plusieurs membres de la Fed ont indiqué qu'ils voulaient ralentir le programme et éventuellement y mettre fin peu de temps après, en autant que le marché de l'emploi et que l'économie fassent preuve d'une amélioration soutenue, révèle le procès-verbal de la rencontre des 19 et 20 mars.

Les achats de la banque, qui totalisent environ 85 milliards $ US chaque mois en bons du Trésor et en obligations hypothécaires, visent à faire reculer les taux d'intérêt à long terme et à appuyer l'activité d'emprunt et les dépenses.

«Cela donne l'impression que les décideurs de la Fed ont hâte et qu'ils aimeraient commencer à réduire la taille des achats aussitôt que les données le permettront», a observé Dana Saporta, économiste chez Credit Suisse, dans une note à ses clients.

Mais la faiblesse du rapport de vendredi dernier sur le marché de l'emploi pourrait convaincre la Fed de laisser ses mesures de relance en place pendent encore un bon moment.

Les employeurs n'ont embauché que 88 000 nouveaux travailleurs le mois dernier, soit le plus petit nombre en neuf mois. De novembre à février, ils avaient créé en moyenne 220 000 emplois par mois.

Le taux de chômage a malgré tout reculé à 7,6 pour cent, un creux de quatre ans, mais seulement parce qu'un plus grand nombre de personnes ont mis fin à leurs démarches pour trouver un emploi.

Dans la déclaration qui suivait sa dernière rencontre, la Fed avait indiqué que l'économie s'était raffermie mais qu'elle avait toujours besoin de son aide pour faire reculer le taux de chômage. En plus de poursuivre ses achats obligataires, la Fed a réitéré son intention de laisser les taux d'intérêt à court terme à leurs creux historiques au moins jusqu'à ce que le taux de chômage recule sous la barre des 6,5 pour cent.

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