NOUVELLES

Le pétrole ouvre en baisse à New York avant les chiffres des stocks aux USA

10/04/2013 09:39 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

Le pétrole a débuté la séance en baisse à New York mercredi, miné par l'anticipation d'une forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis et des craintes pour la demande énergétique après une nouvelle prévision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de référence pour livraison en mai perdait 42 cents, à 93,78 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché était tiré vers le bas avant la publication par le Département américain de l'Énergie (DoE) des niveaux de réserves d'or noir de la première économie mondiale car les investisseurs s'attendaient à une nouvelle hausse de ces stocks.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état pour la semaine achevée le 5 avril d'une progression des réserves de brut de 1,2 million de barils.

Les analystes s'attendent par ailleurs à un recul de 1 million de barils des réserves américaines d'essence et d'une baisse de 1,2 million de barils des stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage).

Mais les chiffres publiés mardi par l'association professionnelle API ont fait état d'une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis de 5,1 millions de barils la semaine dernière.

"Ce rapport pèse sur les cours car s'il est confirmé par le DoE, il s'agirait d'un niveau de stocks record", a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

La tendance à la baisse des prix était aussi "aidée par la baisse des prévisions de l'Opep", a ajouté l'analyste.

Selon son rapport mensuel publié mercredi, le cartel, qui pompe environ 35% du pétrole mondial, table en effet sur une demande de 89,66 millions de barils par jour (mbj) cette année, très légèrement en-dessous de sa prévision de mars (89,67 mbj).

La diffusion à l'ouverture, avec cinq heures d'avance, des minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), n'a par ailleurs "pas eu beaucoup d'effet sur le marché", a relevé l'analyste indépendant Andy Lipow, notant que les cours n'avaient pas beaucoup bougé au moment de la publication.

Selon ce document, plusieurs participants à cette réunion ont estimé que "la poursuite de l'amélioration robuste de la perspective du marché du travail pourrait amener (la Fed) à ralentir le rythme des rachats lors de l'une de ses prochaines rencontres".

Or les mesures d'assouplissement monétaire de la banque centrale ont tendance à favoriser l'achat d'actifs plus risqués et plus rentables comme le pétrole.

jum/sl/bdx

PLUS:afp