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Le Canada boycotterait une rencontre de l'ONU sur la justice internationale

10/04/2013 09:17 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Le Canada aurait décidé de se joindre aux États-Unis et à la Jordanie en boycottant une rencontre sur la justice criminelle internationale organisée par le président de l'Assemblée générale des Nations unies.

L'ambassadeur de la Jordanie à l'ONU, le prince Zeid al-Hussein, a expliqué que cette rencontre exclut les victimes de la guerre en Bosnie et qu'elle risque de servir de plateforme pour attaquer le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).

Le prince Zeid dit avoir été informé que le Canada et les États-Unis ont aussi choisi de boycotter la rencontre. D'autres pays européens pourraient se joindre à eux.

La rencontre est organisée par le président de l'Assemblée générale de l'ONU, l'ancien ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic. Les principaux participants à la rencontre, en plus de M. Jeremic, seront le secrétaire-général de l'ONU, Ban Ki-moon, et deux responsables serbes.

Un de ces responsables, Tomislav Nikovic, dirigeait dans les années 1990, au moment du conflit dans les Balkans, une formation politique encore plus radicale que celle de l'ancien président Slobodan Milosevic. M. Nikovic est aussi un disciple de Vojislav Seselj, un politicien d'extrême-droite qui affirme que les Serbes ont été victimes d'un génocide pendant la guerre.

L'ambassadeur jordanien accuse M. Jeremic d'avoir un parti-pris évident en faveur des Serbes et de vouloir profiter de l'occasion pour permettre une attaque en règle contre le TPIY.

Le directeur exécutif de Human Rights Watch, Kenneth Roth, et le président de la Cour pénale internationale, Song Sang-Hyun, ont aussi refusé de participer à la rencontre.

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